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    Genève: 183 pays négocient un traité mondial contre la pollution plastique 1/2

    Alors que la planète fait face à une consommation et à une pollution des déchets plastiques toujours croissante, les représentants de 183 pays sont réunis jusqu’au 14 août 2025 à Genève pour une ultime tentative de négociation en vue d’un traité mondial contre la pollution plastique. Les négociations patinent selon le président des négociations alors qu'il y a urgence.

    Ce premier volet fait l'Etat des lieux d'une pollution moins médiatisée, mais tout aussi grave que la crise climatique et qui impacte l'environnement et la santé de l'homme. Un deuxième volet évoquera l'engagement du Vatican et de l'Eglise contre ce fléau.

    Après trois ans de discussions marquées par des désaccords profonds, ce sommet sous l’égide de l’ONU s’annonce décisif pour l’élaboration du tout premier traité mondial sur ce sujet. Les délégations internationales ont eu du mal à trouver un accord, comme l’illustre l’échec de négociations de décembre 2024 à Busan, en Corée du Sud. Se déroulant du 5 au 14 août, cette deuxième partie de la cinquième session de discussion vise donc à aboutir à la signature du premier traité mondial pour lutter contre la surconsommation de plastique.

    Pourtant, le président des négociations à Genève pour un accord international contre la pollution plastique a affirmé que les discussions ont atteint une "étape critique", selon le site RTS Info, le 9 août 2025. Les pays pétroliers s'opposent toujours à des efforts sur la réduction de la production de plastique. Or, les Etats ambitieux, dont fait partie la Suisse, souhaitent au moins un objectif à atteindre dans un délai donné. Parmi les autres principales divergences, une potentielle liste de régulation des substances dangereuses à interdire divise toujours largement.

    Un départ mitigé pour les négociations

    L’échec des négociations de Busan était lié à des tensions géopolitiques et commerciales. Une opposition se dessinait entre d’un d’un côté les pays signataires de la «High Ambition Coalition», (Coalition de la haute ambition pour mettre fin à la pollution plastique) un groupe de pays œuvrant pour une action climatique durable et solidaire d’ici 2030, dont l’Union européenne, La Suisse, le Canada et l’Australie; et de l’autre, les pays producteurs de plastique et de pétrole défendait leurs intérêts économiques, dont l’Arabie Saoudite, la Russie et les Etats-Unis qui bloquaient l’avancée des négociations.

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    bouteilles
    Pour survivre, Joséphine ramasse des bouteilles en plastique | photo d'illustration capture d'écran Youtube

    A la veille du sommet, les ONG environnementales et les experts affichaient leur pessimisme quant à la construction d’un consensus international, le document préparatoire relevant plus de 300 points de désaccords. Certains concernent des détails techniques, mais d’autres sont plus fondamentaux comme la définition même de la pollution plastique.

    Une consommation de plastique en forte augmentation

    Depuis 1950, la consommation de plastique dans le monde est passée de deux millions de tonnes à 475 millions de tonnes en 2022, selon le rapport publié le 4 août dans la revue médicale The Lancet. On estime que la production de plastique s’élève chaque année à plus de 460 millions de tonnes. Cette consommation pourrait tripler d’ici 2060. Selon les estimations actuelles, 48% des déchets plastiques sont enfouis en décharge, 20% incinérés, 22% abandonnés en milieu naturel et 10% collectés en vue d’être recyclés. Le plastique joue aussi un rôle dans le réchauffement climatique: il représentait 3,4% des émissions mondiales en 2019, chiffre qui pourrait plus que doubler d'ici à 2060.

    Pire que le réchauffement climatique?

    Pour de nombreux scientifiques la crise de la pollution plastique n’est pas moindre que la crise climatique. Selon le biologiste et chercheur au Boston College Étatsunien, Philip Landrigan, le plastique étant fabriqué à partir des combustibles fossiles, «tous deux provoquent aujourd’hui des maladies, des décès et des incapacités chez des dizaines de milliers de personnes».

    “Un grave danger pour la santé publique”

    Selon le rapport de The Lancet, la pollution constitue un «danger grave, croissant et sous-estimé» pour la santé des populations. 57% des plastiques non recyclés brûlés en plein air sont une cause importante de pollution de l’atmosphère. De plus, la fabrication et la consommation de ces plastiques «contaminent les aliments et l’eau» ainsi que tous les êtres vivants qui les ingèrent, entraînant «des coûts de santé élevés et des dommages environnementaux». Un certain nombre des 16’000 composants chimiques du plastique sont dangereux pour la santé et l’environnement.

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    22% des déchets plastiques finissent dans la nature | © pxhere.com

    «Vital pour la santé publique»

    En face, le porte-parole du Conseil américain de l’industrie chimique Matthew Kastner, présent à Genève, défend le plastique et les nombreux services qu’il rend aux sociétés modernes. Il est «vital pour la santé publique», affirme-t-il, notamment grâce à tous les équipements médicaux stériles, masques chirurgicaux, tuyaux, tubes, emballages en tout genre, qui permettent en autres d’améliorer l’hygiène et la sécurité alimentaire des populations.

    Réduire la production: le meilleur moyen de lutte

    L’enjeu final est donc d’en réduire la production et de trouver des alternatives valables à son usage universel et bon marché. Le traité mondial de lutte contre la pollution plastique doit être fondé sur une approche globale couvrant l’ensemble du cycle de vie des plastiques, depuis leur production, leur consommation et jusqu’à leur élimination. Il se veut juridiquement contraignant pour les Etats.

    La «High Ambition Coalition» s’est fixé une série d’objectifs: réduire la production et la consommation de plastiques; éliminer progressivement les plastiques les plus problématiques et les substances chimiques préoccupantes; améliorer la conception des produits plastiques et s’assurer de la protection de la santé humaine et d’un impact environnemental minimal; se doter d’un mécanisme financier pour encourager la transition et appliquer le principe du pollueur-payeur. (cath.ch/mp)

    > Quel est l'engagement de l'Eglise pour lutter contre cette pollution? Ne manquez pas la deuxième partie de l'enquête: Lutter contre la marée de plastique?

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