Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Reconnaître les signes des temps

    Zurich : La presse catholique en assemblée générale (180689)

    Zurich, 18juin(APIC) L’histoire des relations entre l’Eglise catholique

    et le monde moderne a commencé par un malentendu tout simplement tragique,

    a déclaré vendredi à Zurich le P. jésuite Wolfgang Seibel, rédacteur de la

    revue "Stimmen der Zeit" à Munich, dans un exposé à tenu à l’occasion de

    l’assemblée générale de la Ligue catholique suisse pour la presse. Le même

    jour se tenait également au Centre 66 les assemblées générales de l’agence

    APIC, de l’Association des éditeurs catholiques et de l’Association des

    journalistes catholiques suisses.

    Toutes ces organisations ont exprimé leurs inquiétudes face au futur incertain des hebdomadaires catholiques "Sonntag" et "Echo Illustré" devenus

    la propriété de Jean Frey AG à Zurich à la suite du rachat en mars dernier

    de Walter Verlag AG à Olten. A l’occasion de son assemblée générale, la Ligue a accordé 25’000 francs à l’agence APIC pour la mise sur pied d’une

    banque de données électronique et 30’000 francs en faveur de la revue pour

    la jeunesse "Tut".

    Le P. Seibel, qui est également directeur de l’Institut pour la promotion des jeunes journalistes à Munich, a montré que l’Eglise, ou tout au

    moins ses responsables, ont mis très longtemps à se réconcilier avec les

    notions de liberté et de droits de l’homme, "qui sont en fin de compte

    d’origine chrétienne". C’est le Concile Vatican II qui a finalement réconcilié l’Eglise avec le monde moderne, a-t-il souligné : il était devenu

    évident que la tradition et le dogme n’étaient pas suffisants pour résoudre

    les problèmes de l’époque actuelle. C’est alors que l’on a parlé de "reconnaître les signes des temps" et de trouver la vérité dans le dialogue. A

    son avis, à l’heure actuelle, il semble que l’on veuille revenir en arrière

    et que Rome favorise même ouvertement les forces conservatrices.

    Face à cette situation, affirme-t-il, il est important pour les journalistes catholiques de rechercher la vérité dans le dialogue et de "reconnaître les signes des temps", d’apporter leur contribution dans le sens de

    l’Evangile pour que la société soit plus humaine. Et c’est, souligne-t-il,

    l’Instruction pastorale de 1971 "Communio et Progressio" du pape Paul VI

    qui sert de guide. Elle mentionne la nécessité vitale pour l’Eglise d’une

    opinion publique, la liberté d’expression de tous les catholiques et la

    nécessité d’un flux mutuel, large et permanent des informations. Il faut

    absolument suivre ces impératifs du Concile Vatican II, a-t-il encore tenu

    à souligner. Concernant la Déclaration de Cologne, il estime que c’est la

    publicité qui a été faite à son contenu qui a fait bouger les choses, "car

    si l’on suit la voie de service, les interpellations restent dans les tiroirs" à Rome, à l’instar de celles faites par trois facultés de théologies

    dirigées par les jésuites (Francfort, Munich et Innsbruck). (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus