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    Le président Mugabe dément

    Zimbabwe: Rapport sur le massacre de civils par l’armée dans les années 80

    East London/Afrique du Sud, 14 mai 1997 (APIC) Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a rejeté en bloc les accusations contenues dans un rapport notamment publié par les milieux d’Eglise, accusations selon lesquelles l’armée du Zimbabwe aurait massacré des populations civiles dans les années 80.

    Les ecclésiastiques et les juristes qui ont rédigé ce rapport sont des "semeurs de discorde" qui veulent raviver la violence qui a déchiré la province du Matabélé à cette époque, a-t-il déclaré en début de semaine à Harare.

    Les détails du rapport rédigé par la Commission catholique-romaine "Justice et paix" du Zimbabwe et par la Fondation indépendante des ressources juridiques avaient été publiés le 2 mai dans un hebdomadaire sud-africain, le "Weekly Mail & Guardian".

    Le rapport, qui dénonce le massacre de quelque 2’000 civils, contenait les détails de plus de 1’000 récits de massacres, d’infanticides, de viols et autres atrocités perpétrées par la "Five Brigade", unité de choc entraînée par des Coréens, lors de l’attaque lancée contre les guérilleros appartenant à la ZAPU, principal parti d’opposition.

    Le rapport relève en outre que les troupes, membres de la tribu des Shonas dont est issu le président Mugabe, ont mené une campagne de terreur contre les villageois de la tribu des Ndébélés du leader de la ZAPU, Joshua Nkomo, l’un des vice-présidents actuel du pays. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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