Zambie : Jean Paul II rencontre le corps diplomatique (040589)
Rome/Lusaka, 4mai(APIC) Jean Paul II a, durant sa rencontre avec le corps
diplomatique en Zambie le soir du 3 mai, parlé entre autres du racisme, de
la dette extérieure de nombreux pays et du problème des réfugiés.
En citant le récent document de la Commission "Justice et Paix" sur le
racisme, le pape a relevé que des manifestations théoriques et pratiques du
racisme continuent à exister "à grande échelle" dans le monde, sous
différentes formes et à différents niveaux. Il a ajouté que l’apartheid est
"le cas le plus évident et le plus dramatique" du racisme. En condamnant la
violence comme solution du racisme, le pape a prié Dieu pour qu’il inspire
ceux qui utilisent la violence à comprendre que le fondement d’une
authentique solution du racisme en général et de l’aparteid en particulier
est la conviction de l’égale dignité de chaque être humain.
A propos de la dette extérieure, le pape a affirmé que le problème peut
être résolu dans une compréhension et un accord mutuel entre les pays
débiteurs et les pays créditeurs. Pour Jean Paul II, le problème de la
dette ne sera pas résolu sans une sensibilité de la part des sociétés
créditrices envers la situation réelle des pays débiteurs et sans une sage
politique de développement de la part des pays industrialisés.
Combien d’enfants meurent, "victimes de la dette" ?
Jean Paul II s’est demandé combien d’enfants, de nouveaux-nés, meurent
chaque jour en Afrique parce que les ressources sont utilisées pour payer
les dettes. Le pape a, en outre, loué les récentes initiatives de la part
des pays industrialisés et créditeurs qui ont allégés la dette. Il s’agit,
a dit le pape, "d’un pas dans la bonne direction".
Pour ce qui est de "la tragique situation" des réfugiés, le pape a loué
la Zambie et le Malawi, prochaine étape de son voyage, pour leur réforme en
faveur des réfugiés. Il a demandé aux représentants diplomatiques de ne pas
considérer cette tragédie seulement en termes politiques mais comme un
"drame profondément humain", sur lequel il faut attirer l’attention et pour
lequel il faut demander de l’aide. Le pape a mis l’accent sur le fait qu’il
ne faut pas seulement procurer de l’aide immédiate, mais surtout aider les
réfugiés à "maintenir leur identité sociale, culturelle et religieuse".
Appel pour une vraie indépendance de la Namibie
Enfin, le pape a indiqué quelques signes de "progrès envers la paix et
la réconciliation" en Afrique australe tel que le retrait des forces
étrangères de l’Angola et l’indépendance de la Namibie. Le pape a lancé un
appel pour ce dernier pays afin qu’il soit reconnu "à plein titre" comme
nation et afin que son indépendance soit soutenue et qu’on l’aide sur le
chemin de son autonomie. (apic/jt/bd)