Kinshasa/Paris, 23juillet(APIC) Une nouvelle année de formation s’est
terminée le 20 juillet pour les candidats au sacerdoce au Zaïre. En
continuelle augmentation depuis quelques années, le nombre des séminaristes
diocésains au Zaïre est actuellement de 2042 pour 22 grands Séminaires,
révèle le journal catholique "La Croix".
C’est l’archidiocèse de Kinshasa qui compte le plus de séminaristes :
677. Plusieurs autres diocèses en comptent aussi un nombre important : ils
sont 394 à Kinança, 356 à Bukavu, 238 à Mbandaka, 180 à Lumumbashi.
Depuis 1980 huit nouveaux Séminaires ont été construits et de nouveaux
Centres de formation sont à l’étude. L’un des projets les plus ambitieux de
l’épiscopat, observe le journal "La Croix", est la construction d’une
Université catholique sur le mont Ngafula, à 15 kilomètres de Kinshasa.
Les responsables de la formation des futurs prêtres sont conscients des
différents défis que leur pose la croissance des vocations sacerdotales. La
tentation peut être grande pour certains séminaristes de viser d’abord, à
travers la prêtrise, une promotion sociale. Cela n’effraie pas l’Abbé Waswandi, directeur spirituel du Séminaire universitaire Jean Paul II à
Kinshasa : ces séminaristes-là, dit-il, "partent après leurs trois ans de
philosophie. Ils trouvent mieux ailleurs".
Deux autres défis sont plus importants à relever. Même si l’on apprécie
l’apport des formateurs européens (un sur trois), il manque de formateurs
résidents et de directeurs spirituels pour les Séminaires. Et puis, il faut
former des prêtres "proches du peuple" et soucieux d’une bonne intégration
du christianisme dans la culture africaine. (apic/cip/cor)