Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    pour la paix et la reconstruction du pays

    Zaïre: les évêques du Katanga lancent un appel (091292)

    Lubumbashi, 9décembre(APIC) Cette région était une perle, elle est aujourd’hui délabrée, il faut que tous, "hommes et femmes ayant leur origine

    dans ce terroir ou venus d’ailleurs", s’unissent pour la reconstruire et

    refaire "une terre de prospérité, d’épanouissement humain, d’amour fraternel": c’est l’appel que lancent les évêques de la province ecclésiastique

    de Lubumbashi (le siège métropolitain et sept diocèses) dans un message

    "aux chrétiens catholiques".

    Les évêques, dont c’est le quatrième appel collectif depuis le déclenchement du processus de démocratisation au Zaïre (24 avril 1990), jugent la

    situation au Katanga "grave et particulièrement explosive". Il commencent

    par décrire, dans une première partie, l’éveil de la conscience katangaise

    et le problème kasaïen".

    Pour les évêques, "au-delà de ces conflits émotionnels, les Katangais et

    les Kasaïens doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas ne pas habiter au Katanga". Il s’agit donc de faire en sorte que cette cohabitation soit pacifique et donc d’établir "un dialogue libérateur".

    La lettre pastorale en vient ensuite à d’autres tensions alimentées par

    l’intolérance politique, laquelle "se manifeste surtout dans les contrées

    où la population a adhéré à un seul parti". Si bien que les simples militants "se comportent alors comme s’ils étaient investis de pouvoirs de

    l’Etat dans ces milieux", engendrant "une situation d’anarchie". En effet,

    les Katangais appartenant à d’autres sensibilités politiques ne sont pas

    tolérés. "C’est, écrivent, les évêques, comme si dans tout le Katanga on

    devait avoir un parti unique. Au moment où le pays s’ouvre à la démocratie

    et au multipartisme, il ne faudrait pas que le Katanga reste le bastion de

    la dictature d’un seul parti..."

    Une épave politique

    La seconde partie de la lettre est un appel à la reconstruction. Le Katanga, en effet, n’est plus qu’une "épave politique, économique et sociale". Tout ce qui fait sa grandeur, sa fierté, sa renommée mondiale "est démoli ou pillé".

    Du point de vue politique, "le Katanga donne l’impression d’être passif

    et absent des hauts débats de la Conférence Nationale Souveraine, où sont

    en train de se définir les enjeux de l’organisation prochaine du pays tout

    entier".

    Dans un tel contexte, le Katangais "ne doit plus s’attendre à jouir des

    richesses scandaleuses", comme s’il devait se les faire offrir sur un plat

    d’or." Au moment où tout n’est plus que ruines et destructions, il doit "se

    réveiller une fois pour toutes et s’organiser avec courage et détermination

    pour reconstruire sa province et travailler au développement de celle-ci".

    Selon les évêques, "au cours de la période post-coloniale, on a uniquement fait appel à des Katangais, et le plus souvent dans des situations

    critiques et désespérées, pour qu’ils exercent de très hautes fonctions

    dans les affaires publiques de la nation. Mais ces hommes ont été utilisés

    à certaines fins pour être rejetés, voir supprimés, lorsque les intérêts

    des autres étaient réalisés. Bien plus, ils ont été manipulés pour torpiller leurs congénères et même pour étouffer l’éveil de la conscience katangaise." (apic/cip/vg/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus