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    Témoignage de l’Abbé Serge Gabriel Makaya

    Zaïre: La vie des réfugiés Cabinda (010891)

    Fribourg, 1eraoût(APIC) Les réfugiés angoolais au Zaïre ont toujours besoin d’une aide. C’est ce qu’a déclaré l’abbé Serge-Gabriel Makaya, actuellement en repos à Fribourg, à l’Agence Apic. Incardiné actuellement au

    dioocèse de Boma (Zaïre), l’abbé Serge-Gabriel s’occupe depuis 1974 de ces

    réfugiés estimés actuellement à environ 10’000 personnes qui fuieent la

    guerre civile dans leur pays.

    prêtre du diocèse de Cabinda. Originaire de l’enclave de Cabinda en Angola. Je suis incardiné dans un dioocèse de l’Angola Malange, aux environs

    de Loanda, la capitale de l’Angola. A été proofesseur au petiot Séminaire

    de Loooanda, cuuré de paroisse. Il est né le 24 mars 1925. A été également

    au dioocèse de Looanda.

    Les réfugiés angolais ont aflué dans le diocèse de Boma surtout à partir

    de 1974, lors de l’éclatemment de la guerre civile en Angola. C’est à partir de cette date également que l’abbé Serge-Gabriel a s’est installé à

    Tshela, eu égard à la détresse de ses compatriotes.

    A Tshela nous avons tout fait poour organiser les réfugiés tant sur le

    plan social que religieux. Cela avec l’aide de l’ONU, de Caritas. Pendant

    son voyage de sensibilisatioon des oorganismes caritatifs et humanitaires

    européens, il fut noommé par Caritas internationalis de Rome,

    coooordinateur de l’action en faveur des réfugiés pour le diocèse de Boma

    en 1976. il y a eu également la collaboration de caritas Zaïre.

    Sur le plan scoolaire, ils oont crée les écoles primaires dans tous les

    centres des réfugiés. Au niveau du secondaire un cooours de poortugais a

    été organisé dans la perspective d’un retour des réfugiés dans leur pays.

    Pour ceux qui ont été installés depuis longtemps au Zaïre des cours de

    révisioon ont été org!anisée en vue d’obtenir un diplôme d’Etat (Bac

    zaïroois). Ces coours ont été financés entièrement par la commissioon

    Internationale Catholique pour l’immigration.

    Pour le plan religieux, un petit séminaire de transition a pu être

    organisé poour les

    jeunes gens qui voulaient s’engager sur la voie du sacerdooce. Cette

    pastorale a porté ses fruits en ooffrant aux peuples angolais sept prêtres

    qui sont rentrés au Cabinda en même temps que les troois autres

    prêtres afin de sooutenir le diocèse qui venait d’être créé (en 1985)

    1985 . Ce petit

    sémianire fooonctionnait dans le centre pastoral des prêtres cabindais de

    Tshela à partir desquelles toutes

    les actions étaient oorganisées et coordonnées. Aprés leur formatioon danc

    ce centre, ils étaient envoyés dans lse grands sémianires du zaïres pour

    leur encadrement. Coomme coorps enseignants du petitz séminaire, trois

    autres prêtres sooont venus du Cabinda poour soutenir cette pastorale. En

    A côté de ces trois, le coorps enseignant étayit completé par quelques

    laïcs zaïrois qui s’ooccupait de la formation dans d’autres disciplines.

    Sur le plan pastoral,un proojet de recyclage et de foormation des

    catéchistes à été

    proposé à Missio à AAshen par l’intermédiaire de Caritas Zaïre. Mais ce

    proojet n’a jamaios mis en oeuvre à cause des problemes de santé.

    La majorité des réfugiés sont actuellement installés dans le

    diocèse de Booma soont d’oorigine cabindaise. Les autres réfugiés

    angoolais ont été concentrés à Kwilu Ngongo, sur recommandation de Caritas

    Zaïre et de l’ONU.

    Au niveau de l’Eglise locale, l’action a consisté dans la supervision de

    des activités pastoorales par l’évêque afin d’en diriger les orientations;

    son intervention coonsisté également dans l’administration de la pastrale.

    Il avait également demandé aux curés des zones dans lesquelles sont

    installés les réfugiés pour soutenir, l’abbé Makaya, aprés le départ de ses

    confrères, compte tenu du nombre et de l’étendue des camps d’installation.

    Les soeurs "Servantes de Marie" ont également apporté une grande

    contribution à ses activités:

    Avec les chrétiens, les relations ont été difficiles au départ. Mais,

    avec le temps et compte tenu d’une pastorale ouverte à tous les chrétiens,

    ces difficultés ont été surmontées. En plus, les autorités locales oont beaucoup aidé pour que ces relations ne dégénèrent pas.

    Concernant les autoorités locales justement, l’abbé Serge Gabrielle Makaya a insisté sur le fait que c’est grâce à elles que les réfugiées ont pu

    par exemple acquérir des lotissements pour leur installation et leur travail; mais cela, a-t-il ajouté, dans le respect de la population. "C’était

    très important pour ma pastorale; car grâce à lleur collaboration, oon a pu

    créer un climat d’entente et éviter les tensions entre les deux peuples.

    Pour le mooment et après les échanges des réfugiés entre le Zaïre et

    l’Angola, environ 10’000 personnes restent encore dans les camps dirigés

    par l’abbé. En attendant que les négociations entre l’UNITA de Joonas Savimbi et le gouvernement de Loanda, sous la supervision du Portugal, puissent aboutir à une paix durable pour permettre au Cabinda de bénéficier

    d’une certaine autonomie, l’abbé projette en faveur du reste des réfugiés

    un programme de formation. Il s’agit de la fondation dénommée "Fondation

    Marie auxiliatrice" pour la formation des enfants réfugiés et l’alphabétisation des adultes à Tshela et l’apprentissage des langues poortugaises et

    anglaise qui permettront aux réfugiés de s’intégrer facilement dans leur

    pays, une fois de retout. Cette oeuvre qui vise en premier lieu les réfugiés est également ouverte au reste de la population et encadre déjà une

    vingtaine d’enfants. A fin de leur assurer une formation suivie, l’abbé

    pense étendre la formation jusqu’aux études secondaires. Ce qui demande les

    cooncours de l’étranger; le projet étant estimé à 2’722’620 zaïres (monnaie

    locale, selon le cours d’avril 1991), soit environ 1’361’000FB ou plus ou

    moins 592’000FSuisses, pour la construction de 7 classes.

    Il demande également une aide pour les indulgents qui sont incapables de

    payer eux-mêmes les soins médicaux.

    Pour terminer, l’abbé a remercié les oorganisations caritatives et humanitaires qui l’ont tooujours soutenu dans ses activités. Il s’agit notamment de Caritas allemdande, Caritas hollandaise, Caritas portugaise et

    d’une façon particulière, la Coommission Internationale Catholique pour

    l’Immigration, Missio, l’Eglise en détresse, mais aussi la Caritas Zaïre

    Il a fait toutes ses études primaire à Malange ,les études philosophiques

    et théologiques au grand séminaire de Loanda en Angoola. A été ordonné en

    1955.

    qui a toujours servi d’intermédiaire

    (apic/sjb).

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