Zagreb: le cardinal Kuharic demande le droit à (300191)
Tenter de résoudre les problèmes par le dialogue
Zagreb, 30janvier(APIC) "La Croatie a droit à l’autodétermination", a déclaré le cardinal Franjo Kuharic, primat de Croatie et président de la Conférence épiscopale yougoslave, dans une interview accordée à l’agence APIC
à propos des conflits politiques et ethniques qui divisent le pays. Il faut
assurer la sécurité, la liberté et la paix à tous les citoyens et à toutes
les Républiques de Yougoslavie, a-t-il ajouté, relevant que la réconciliation et la bonne volonté sont nécessaires des deux côtés.
L’Eglise "a suivi avec une grande préoccupation les récents événements
en Croatie" (risque d’une intervention des autorités yougoslaves), a déclaré l’archevêque de Zagreb, qui a ajouté: "Nous étions convaincus du sérieux
de la situation et nous nous attendions à un bain de sang et à une guerre
civile". Maintenant, après de longues négociations entre le gouvernement
croate et le gouvernement central, "le danger semble pour l’instant écarté"
à Belgrade.
"Nous avons naturellement besoin de réconciliation si nous voulons la
paix", a souligné le cardinal. Ce qui implique la reconnaissance et le
respect des droits de tous. "Toute nation doit être libre et doit pouvoir
collaborer avec d’autres nations", a-t-il ajouté. "Tout ce qui s’est passé
sous la pression" doit être éliminé. La Croatie a le droit d’"être indépendante", comme la Slovénie, la Serbie et toutes les autres Républiques yougoslaves.
Se réconcilier signifie aussi "évaluer justement la situation et reconnaître les problèmes. C’est une condition pour trouver une issue aux difficultés actuelles", a affirmé le cardinal Kuharic. La réconciliation réclame
de la bonne volonté des deux côtés, a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, le président de la Conférence épiscopale yougoslave
déplore que les efforts entrepris par l’Eglise catholique pour entamer un
dialogue avec l’Eglise orthodoxe n’aient pas trouvé une réponse correspondante. Mais "il y a des difficultés de nature politique", qu’il faut aplanir pour que le dialogue oecuménique soit couronné de succès, a conclu le
cardinal. (apic/cic/cor)