Une atmosphère qualifiée d’"amicale"
Belgrade, 22juillet(APIC) C’est dans une atmosphère qualifiée d’"amicale"
que s’est déroulée ce week-end à Belgrade la rencontre au sommet entre
l’archevêque catholique de Belgrade, Mgr Franc Perko, et le patriarche orthodoxe serbe Pavle. Il s’agissait pour les deux chefs religieux de voir
comment les Eglises peuvent apporter leur contribution à la réconciliation
entre les divers peuples qui s’opposent en Yougoslavie.
Le patriarche Pavle, âgé de 77 ans, a estimé que la haine nationale en
Yougoslavie est "l’oeuvre du diable". Les deux responsables religieux se
sont déclarés prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour désamorcer
la crise qui déchire actuellement leur pays.
Le journal de l’armée yougoslave dénonce le "complot catholique"
A Belgrade, le journal de l’armée yougoslave, "Narodna Armija", s’en
prend à l’Eglise catholique qui serait derrière les troubles nationaux en
Yougoslavie. C’est ainsi que l’organe de l’armée fédérale accuse l’Eglise
catholique d’utiliser les sentiments nationalistes pour reconquérir le terrain perdu, notamment face à la société de consommation occidentale. Le pape Jean Paul II est accusé par "Narodna Armija", étant donné que le catholicisme ne peut plus être défendu à l’Ouest, de placer ses espoirs à l’Est,
où "Mammon, le dieu du bien-être", ne s’est pas encore imposé.
Dans un article ayant pour titre "Nationalisme - Nouvelle idéologie de
domination", l’auteur de l’article, Zoran Kalicanin, traite du rôle de
l’Eglise catholique dans les conflits interethniques qui agitent l’Europe
orientale et méridionale. Il accuse les Etats-Unis et l’Europe occidentale
d’utiliser le principe "Diviser pour régner" en s’appuyant sur l’Eglise
catholique - qui subit un sévère recul en Occident - et de créer de nombreuses situations de crise dans leur arrière-cour, de façon à ce que ces
puissances soient en mesure de contrôler et dominer la région par le biais
de leur politique interventionniste. (apic/kpr/be)