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    Violations des droits de l’homme du côté croate comme du côté serbe

    Yougoslavie: Rapport d’Amnesty International (180392)

    Vienne, 18 mars(APIC) Amnesty International (AI), dans un rapport rendu

    public mercredi, accuse toutes les parties en conflit en Yougoslavie

    d’avoir commis de graves violations des droits de l’homme et de continuer à

    en commettre. Dans un rapport concernant la période d’octobre 1991 à

    février 1992, AI dénonce un certain nombre d’assassinats de civils, d’arrestations arbitraires, d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions et

    de tortures. Ces exactions sont le fait aussi bien de l’armée fédérale que

    des groupes paramilitaires serbes et des forces de sécurité croates.

    Amnesty International demande aux gouvernements serbe et croate ainsi

    qu’aux autorités fédérales yougoslaves encore en place d’enquêter sur tous

    ces cas et de remettre à la justice les responsables de ces violations.

    L’organisation de défense des droits de l’homme exige aussi le respect

    des règles humanitaires internationales, en particulier celles qui concernent un traitement des prisonniers conforme à la dignité humaine. Les personnes qui n’ont ni prôné ni utilisé la violence et qui ne se sont rendues

    coupables d’aucun délit punissable, doivent être immédiatement libérées,

    estime AI dans son communiqué.

    Des civils croates forcés à nettoyer un champ de mines

    Le rapport cite une série de meurtres de civils croates par les milices

    serbes qui ont agi de concert avec l’armée fédérale. 17 civils croates

    faits prisonniers ont ainsi été tués après avoir été forcés par les troupes

    serbes de nettoyer un champ de mines. Mais AI reproche également aux forces

    de sécurité et aux groupes paramilitaires croates d’avoir aussi agi de manière arbitraire contre la minorité serbe et d’avoir commis des assassinats.

    Aux dires de médecins emprisonnés, de nombreux prisonniers tombés aux

    mains de l’armée fédérale après la chute de Vukovar, ont été torturés et

    maltraités dans les prisons et les camps serbes. Des cas de tortures

    commises sur des détenus ont également été constatés du côté croate dans

    les prisons de Zadar, Gospic et Zagreb. (apic/kpr/mp)

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