Déclaration de la Commission "Justice et Paix"
Zagreb, 7février(APIC) La Commission "Justice et Paix" de la Conférence
épiscopale yougoslave a mis en garde contre l’utilisation de la violence
pour résoudre les tensions dans le pays. L’ancien gouvernement communiste
veut visiblement se sauver lui-même en faisant intervenir l’armée nationale
contre les autorités légitimes et librement élues de Croatie et de Slovénie, affirme la Commission dans une déclaration publiée récemment.
Evoquant l’intervention violente de l’armée au Kosovo, la Commission
"Justice et Paix" dénonce la violation des droits de l’homme ainsi que des
droits civiques et nationaux en Croatie et en Slovénie. La paix, la liberté
et le développement démocratique en Yougoslavie sont menacés, souligne la
Commission, qui relève que les tensions ne pourront être résolues que par
la négociation.
La Commission "Justice et Paix" de la Conférence épiscopale yougoslave
dénonce également la menace qui pèse sur la liberté et les droits de l’homme dans les Pays Baltes. Dans tous les "pays pluriculturels" qui étaient
sous domination communiste, le danger de violation "des droits personnels
et nationaux" n’est pas encore écarté, ajoute-t-elle.
Pour "Justice et Paix", sans la garantie des "droits nationaux", les autres droits ne peuvent être mis en oeuvre. C’est une réalité à laquelle les
pays démocratiques, qui soutiennent les droits individuels, ne prêtent pas
une assez grande attention, souligne-t-elle. Dans sa déclaration, la Commission assure de son soutien l’Eglise dans les Pays Baltes, demandant comme elle "le retrait de l’armée soviétique pour que soient créées les conditions permettant le développement de la démocratie et l’acquisition des
droits civiques".
La Commission "Justice et Paix" affirme enfin que la guerre du Golfe
concerne toute l’humanité et qu’il faut soutenir tous les efforts diplomatiques en vue d’un cessez-le-feu et d’une solution équitable aux problèmes
du Moyen-Orient. (apic/kpr/cor)