Genève, 5février(APIC) "La condition sine qua non d’une collaboration positive entre l’Eglise et l’Etat en Yougoslavie, c’est que les Eglises
respectent la nature multinationale et multiculturelle -donc multireligieuse- de l’Etat." C’est ce qu’a déclaré le 3 février au Centre oecuménique à Genève, M. Dragan Dragoïlovic, président de la Commission pour les
relations avec les communautés religieuses de Serbie. Il y faisait une visite du 2 au 4 février afin d’avoir des entretiens avec des représentants
du Conseil Oecuménique des Eglises (COE), de la Conférence des Eglises européennes (KEK), de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et de l’Alliance réformée mondiale (ARM), qui ont toutes les quatre des Eglises
membres en Yougoslavie.
Aussi longtemps que les eglises respectent cette condition, l’Etat ne
leur refuse pas son aide. M. Dragoïlovic a souligné que de bonnes relations
avec les Eglises étaient importantes aux yeux de l’Etat. Etant donné la nature de l’Etat fédéré, il estime que la coopération entre les Eglises, et
entre celles-ci et les autres religions, dans la tolérance mutuelle, est
hautement souhaitable. L’Etat, a-t-il dit, apprécie beaucoup la participation des Eglises dans l’édification de la nouvelle société en Yougoslavie
et sa contribution en faveur de la paix et de la justice.
Le responsable des affaires religieuses de Serbie a aussi parlé de deux
aspects de la vie de l’Eglise en Serbie, qui compte 8 millions de membres:
l’Eglise orthodoxe construit en ce moment une faculté de théologie à Belgrade avec l’aide du COE, et elle restaure et édifie plusieurs églises,
dont la plus grande des Balkans.
M. Dragoïlovic a souligné que les fidèles de l’Eglise participent avec
enthousiasme et générosité à ces constructions. L’Etat aussi contribue autant qu’il peut. (apic/soepi/bd)