Yamoussoukro, 3juillet(APIC) Les travaux du Congrès de l’UNESCO sur la
paix dans l’esprit des hommes viennent de prendre fin à la Fondation internationale Houphouët-Boigny pour la paix à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. La
déclaration finale met l’accent sur l’importance de l’éducation à la paix
et la responsabilité de l’humanité vis-à-vis de l’environnement, facteur
essentiel lié à la paix.
Dans son préambule, la déclaration constate que la paix "est
essentiellement le respect de la vie", "le bien le plus précieux de
l’humanité". A la cérémonie de clôture, Federico Mayor, directeur général
de l’UNESCO, a affirmé qu’il fallait réconcilier la science et la technique
avec l’éthique. Et de lancer cet appel final : du coeur de l’Afrique,
aujourd’hui nous proclamons que le temps est venu : pour la paix et la
justice, auxquelles toutes les religions, toutes les croyances et toutes
les cultures sont attachées, il faut qu’elles deviennent finalement
réalités.
Plusieurs participants ont souligné au cours des travaux le lien profond
de la paix avec la religion. Ce fut le cas du Dr. M. Aram, président de la
Conférence mondiale des religions pour la paix, et responsable en Inde du
Shanti Ashram de Coimbatore. De son côté, Jean Larnaud, secrétaire général
du Centre catholique international pour l’UNESCO, a insisté sur le rôle essentiel joué dans le combat pour la paix par les nombreuses organisations
non-gouvernementales de toute nature. Il a cité Pax Christi qui a reçu il y
a quelques années le Prix UNESCO pour la paix, et évoqué l’importance du
Rassemblement oecuménique de Bâle en mai dernier.
Jean Larnaud a également rappelé l’oeuvre des derniers papes en faveur
de la paix : Jean XXIII, premier observateur du Saint-Siège auprès de
l’UNESCO, avec son encyclique "Pacem in Terris" et Paul VI déclarant dans
"Populorum progressio" que le développement est le nouveau nom de la paix.
Abordant l’action de Jean Paul II en faveur de la paix, il a mentionné la
Journée de prière de toutes les religions du monde à Assise en 1986 ainsi
que la place qui est faite à la paix dans l’encyclique "Sollicitudo rei socialis" de 1987. (apic/ccic/bd)