Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Lima, le 7 février (ENI) - Les vues divergentes de deux théologiens

    Y a-t-il compatibilité entre la théologie de la libération et le féminisme?

    catholiques romains très connus - l’un d’Amérique latine, et l’autre

    d’Amérique du Nord - ont soulevé la question de la compatibilité entre le

    féminisme et la théologie de la libération.

    En effet, une certaine polémique a éclaté après les critiques formulées par

    l’une des fondatrices de la théologie féministe, Rosemary Radford Ruether,

    professeur au Séminaire de théologie de Garrett, Evanston, Illinois, après

    une visite à Lima, au Pérou, ou elle a rencontré en octobre dernier les

    dirigeantes de la Table Ronde oecuménique des femmes et du mouvement

    catholique Talitha Cuma.

    Ces critiques ont été publiées aux Etats-Unis dans le National Catholic

    Reporter. Rosemary Radford Ruether déplore la distance qúétablit le prêtre

    et théologien Gustavo Gutierrez, considéré comme le fondateur de la

    théologie de la libération - entre les mouvements féministes et la

    théologie de la libération.

    Selon Rosemary Ruether, Gustavo Gutierrez affirme que le féminisme s’est

    éloigné de la réalité latino-américaine et de la préoccupation fondamentale

    pour les pauvres. Elle ajoute que Gustavo Gutierrez et les membres de

    l’Institut catholique Bartolomé de Las Casas, de Lima "n’ont guère coopéré

    avec les protestants du pays", en dépit du soutien apporté par les

    protestants à la théologie de la libération.

    Selon l’Agence de nouvelles d’Amérique latine et des Carai"bes (ALC),

    Roesemary Ruether estime que Gustavo Gutierrez ne considère pas la

    spiritualité dans une perspective autochtone. Elle trouve "très

    surprenant", que celui-ci continue de parler des autochtones dans une

    perspective catholique espagnole, ignorant le fait que les peuples

    autochtones du Pérou ont aujourd’hui leur propre voix.

    Selon elle, l’attitude de Gustavo Gutierrez s’explique par son désir de

    garder la théologie de la libération dans le cadre du catholicisme

    institutionnel, au lieu de s’aventurer dans de nouveaux domaines, comme le

    féminisme, la sexualité, la reproduction, l’environnement, le

    protestantisme, les religions autochtones, ce que n’apprécieraient pas les

    conservateurs catholiques.

    La théologienne a reconnu que Gustavo Gutierrez méritait d’être reconnu

    comme le fondateur d’un mouvement qui a rattaché la théologie à la justice

    sociale. Mais il est triste, déplore-t-elle, de le voir s’incliner devant

    la domination "absolue" d’une Eglise de droite.

    Selon Rosemary Ruether, l’avenir appartient à ceux qui sauront inclure les

    questions qui concernent, entre autres, le rôle des femmes et des hommes,

    l’écologie, l’oecuménisme et la spiritualité autochtone. (421 mots)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus