XVe Congrès Mondial de l’UCIP à Rupholding (201089)
Ruhpolding, 20 octobre (APIC) Les quelque 500 journalistes, éditeurs et
professionnels catholiques des médias des cinq continents présents au XVe
Congrès Mondial de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP)
qui se tient du 16 au 22 octobre à Ruhpolding en Haute-Bavière, se sont
prononcés vendredi 20 octobre pour le maintien de la liberté de la presse
et la diversité des opinions dans l’Eglise.
De la même manière que les membres du Réseau de jeunes journalistes de
l’UCIP, ils s’opposent à l’introduction de mandats spéciaux pour les
journalistes catholiques qui seraient accordés par quelque institution que
ce soit. Ils réaffirment ainsi leur soutien aux principes de l’Instruction
pastorale "Communio et Progressio" qui postule que l’Eglise a également
besoin d’une opinion publique qui puisse s’épanouir librement en son sein.
C’est en raison de "certains développements négatifs" dans l’Eglise des
pays occidentaux qui ont provoqué des controverses en son sein (notamment
la proposition vite oubliée d’introduire une "missio canonica" pour les
journalistes catholiques faite en Autriche) que les membres de l’UCIP ont
tenu à rappeler la valeur de "Communio et Progressio" qui doit guider les
activités des journalistes et éditeurs catholiques.
Entre les responsables de l’Eglise et les professionnels des médias, la
confiance doit régner et cela implique une transmission complète et
véridique des informations de la part des organismes de l’Eglise ainsi que
la fidélité au magistère et à une conscience formée de la part des
journalistes catholiques. L’assemblée générale de l’UCIP souhaite également
être tenue au courant du suivi de la rédaction de la nouvelle version de
l’Instruction "Communio et Progressio" et un droit de participation à ce
processus de rédaction.
Ce Congrès, dont le thème était la responsabilité et la créativité face
aux nouvelles technologies de la presse, a notamment débattu des
implications éthiques des nouvelles technologies de la presse. Tout en
prenant conscience des difficultés rencontrées dans le tiers-monde pour
mettre en oeuvre les nouvelles technologies - poids écrasant de la dette
extérieure, manque d’infrastructures et de personnels qualifiés, de
finances et de personnels de maintenance, sans compter les obstacles
d’ordre politique - les membres de l’UCIP pensent que ces nouvelles
technologies sont une chance à saisir. Les pays développés doivent
cependant faire preuve de solidarité, notamment par des offres de stages
dans les pays plus développés, une aide technique et matérielle, etc. Cette
solidarité ne concerne pas seulement le tiers-monde, mais également les
pays d’Europe de l’Est en train de s’ouvrir.
Le Prix "Pierre Chevalier" attribué au mensuel brésilien "Porantim"
L’assemblée générale a réélu Jean-Marie Brunot, de Bayard Presse à Paris, comme président de l’UCIP pour un deuxième mandat (statutairement le
dernier) de trois ans. Les nouveaux statuts de l’UCIP ont également été voté lors de l’Assemblée générale. Ces statuts ont été établis par le professeur Nicolas Michel, professeur de droit international public de l’Université de Fribourg, et par Fouad Bitar, licencié en droit.
L’UCIP a également remis le Prix "Pierre Chevalier" au mensuel catholique brésilien "Porantim", du Conseil Indigéniste Missionnaire (CIMI), qui
lutte depuis une bonne dizaine d’années pour les droits des indiens au Brésil. Le CIMI est une Commission de la Conférence épiscopale brésilienne.
C’est la deuxième fois que l’UCIP accorde ce Prix, qui avait été attribué
en 1986 à l’émetteur catholique "Radio Veritas" à Manille.
Louis Bosshardt, directeur de l’Institut de journalisme de l’Université
de Fribourg, a été nommé, lors de l’assemblée générale de l’UCIP, président
de l’Association catholique internationale des enseignants et chercheurs en
sciences et techniques de l’information (ACIESTI).(apic/be/bd)