Voyage du pape en Angola (090692)
du Synode des évêques pour l’Assemblée spéciale pour l’Afrique
Benguela, 9juin(APIC) Le pape Jean Paul II a entamé mardi matin l’avantdernière journée de sa visite en Angola en se rendant à Benguela, une ville
située sur la côte Atlantique, au sud de la capitale Luanda, où il a célébré une messe sur le thème des vocations. Dans l’après-midi, le pape a rendu hommage aux nombreux catéchistes victimes de la guerre civile et aux
quelque 17’000 catéchistes qui travaillent actuellement en Angola, avant de
retourner à Luanda pour ouvrir, dans la cathédrale, la réunion du Conseil
du secrétariat général du Synode des évêques pour l’Assemblée spéciale pour
l’Afrique.
Dans son homélie prononcée la matin, le pape a entre autre relevé que
même pendant les années les plus difficiles durant lesquelles l’Angola
était divisé par la guerre civile, "l’Evangile de la vocation chrétienne
n’a pas été étouffé". En s’adressant aux religieux il leur a demandé d’être
"signes et ferments de fraternité". "Dieu, a poursuivi Jean Paul II, veut
construire dans le monde la grande famille où tous les hommes, de chaque
race, couleur et condition, peuvent vivre ensemble dans un esprit de convivialité et de paix".
Hommage aux catéchistes
Dans l’après-midi, le pape s’est rendu à la cathédrale de Benguela pour
y rencontrer les catéchistes. L’Angola en compte aujourd’hui plus de
17’000. Le pape a loué la "maturité chrétienne et le sens des responsabilités" manifestés par les catéchistes au cours de la guerre. Il a parlé des
menaces et des souffrances subies par les catéchistes qui, souvent, étaient
pour des années, complètement isolés. Jean Paul II a en outre rappelé les
dizaines de catéchistes victimes de la guerre où du totalitarisme: "Ils ont
sacrifié leur vie seulement parce qu’ils ont refusé d’abandonner la foi où
d’arrêter d’alimenter leurs communautés avec la parole de Dieu". "C’est
grâce à vous, a dit le pape aux catéchistes, que l’Eglise a pu survivre en
tant de lieux".
Pour Jean Paul II, le travail des catéchistes devient toujours plus difficile en raison des changements ecclésiaux et culturels. Dans son discours, il a mis l’accent sur la nécessité "urgente d’une plus grande préparation doctrinale et pédagogique, mais aussi d’un constant renouvellement
spirituel".
Dans l’après-midi toujours, le pape a regagné Luanda en avion, afin
d’ouvrir, dans la cathédrale de la capitale, la réunion du Conseil du secrétariat général du Synode des évêque pour l’Assemblée spéciale pour
l’Afrique. Cette réunion est la seconde à se tenir en Afrique. La première,
qui avait eu lieu à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, avait été clôturée par
Jean Paul II en 1990.
Dans son discours, le pape a indiqué que l’Assemblée spéciale est "un
événement ecclésial d’importance fondamentale pour l’Afrique", un "Kairos",
"un moment de grâce dans lequel Dieu manifeste son salut". Il a observé que
l’Eglise a devant elle le défi de poursuivre sur le chemin de l’annonce
heureuse et de la proclamation du Christ... "Nous sommes conscients des
difficultés qui existent en diverses parties du continent africain: absence
de paix, situations politiques difficiles, intolérance et discriminations
qui persistent, problèmes sociaux et économiques, problèmes de communication, découragement devant la multiplication des difficultés". Malgré tout,
a conclu le pape, l’Eglise continue et doit continuer à annoncer courageusement la bonne nouvelle et à être témoin du Christ ressuscité dans tous
les domaines de la vie personnelle et de la convivialité humaine.
Lundi, le pape avait reçu à M’banza Congo une défense d’éléphant. Par ce
cadeau inhabituel, les indigènes entendaient attirer l’attention sur le
sort des éléphants d’Afrique menacés de disparition dans de nombreux pays.
(apic/jt/pr)