Voyage du pape au Brésil (181091)
Florianopolis, 18octobre(APIC) La septième journée de la visite de Jean
Paul II au Brésil a été marquée vendredi par la béatification de Mère Paulina, fondatrice des Petites Soeurs de l’Immaculée Conception. Après avoir
déjeuné avec les évêques de la région, le pape a rencontré les représentants des autres Eglises chrétiennes, avant de s’adresser aux religieuses
brésiliennes. En fin d’après-midi, le pape a gagné Vitoria, la capitale de
l’Etat d’Espirito Santo, au nord de Rio de Janeiro, où est prévue à son
programme de samedi la visite d’une "favella". Après un arrêt à Maceio, le
pape a gagné Sao Salvador de Bahia, ultime étape d’un périple qu’il achèvera lundi.
La nouvelle bienheureuse est Amabile Lucia Visintainer, en religion Mère
Paulina (1865/1942).
L’action de cette religieuse originaire du Trentin (la région de Trente,
en Italie), prend naissance dans le milieu des immigrants italiens, dont
étaient ses parents, plus précisément à Novo Trento. Celle qui deviendra
Mère Paulina n’est encore qu’une jeune fille quand elle décide de se consacrer aux plus déshérités, visitant les malades du village, cherchant une
maison pour les cancéreux, assistant les aînés au terme de leur vie. Elle
n’hésite pas non plus à donner un coup de main dans les travaux agricoles à
ceux qui sont en difficulté. Très proche des pauvres, elle n’a pas réalisé
d’oeuvres spectaculaires, mais a travaillé directement avec le peuple.
Mère Paulina est la fondatrice des Petites Soeurs de l’Immaculée Conception, une congrégation qui compte aujourd’hui 600 religieuses et 117 communautés dans 16 Etats brésiliens et qui essaime depuis peu en-dehors du Brésil. La congrégation dirige des hôpitaux, des écoles, des hospices, etc.
Dans son homélie, Jean Paul II a observé que "l’être-pour-les-autres"
caractérise toute la vie de la fondatrice, les pauvres et les malades étant
les deux grands idéaux de sa vie ascétique.
"Le Brésil a besoin de saints, de beaucoup de saints!", s’est exclamé le
pape, en expliquant que "la sainteté est la preuve la plus évidente et la
plus convaincante de la vitalité de l’Eglise, en tous temps et en tous
lieux".