d’Israël", affirme le ministre israélien des Affaires religieuses
"Joie et crainte" du côté palestinien
Jérusalem 7mars(APIC) Le ministres israélien des Affaires religieuses,
Avner Shaki a déclaré que son pays serait "très heureux d’accueillir le pape. Car ce serait aussi l’occasion de reconnaître l’Etat hébreux". Il n’est
pas naturel que 43 ans après la fondation de l’Etat d’Israël le Vatican "ne
reconnaisse toujours pas son existence et n’entretienne pas de relations
diplomatiques avec lui", a-t-il relevé mercredi à Jérusalem, réagissant
ainsi à l’annonce faite le même jour par Jean Paul II de vouloir se rendre
en Israël "dès que les circonstances le permettront".
Israël veut la paix et a demandé à plusieurs reprises au pape de le reconnaître en tant qu’Etat, a relevé Avner Shaki. "Cela serait bon pour Israël, pour le monde chrétien et pour l’établissement de la paix au ProcheOrient", a-t-il ajouté. Jean Paul II doit savoir que "Jérusalem est la capitale réunifiée et indivisible du peuple juif et que nous accordons à chacun le droit et la liberté de pratiquer sa religion". Mi-février, le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir avait déjà demandé la reconnaissance
d’Israël par le Vatican sur le plan diplomatique.
Israël doit poser des gestes de paix concrets
L’"Association pour reconstruire Emmaüs", qui a son siège dans le canton
de Vaud, a de son côté accueilli "avec joie et crainte" l’annonce d’un
éventuel voyage du pape à Jérusalem. Dans un communiqué publié mercredi 6
mars, elle affirme qu’"une visite du Pape sans la libération préalable des
prisonniers palestiniens et sans un assouplissement de la politique répressive israélienne serait une consécration de la politique actuelle d’Israël". "Nous souhaitons donc la bienvenue au Pape à Jérusalem seulement si
cette visite est accompagnée de gestes concrets de paix de la part d’Israël
dans le sens indiqué", souligne le communiqué.
L’"Association pour reconstruire Emmaüs", présidée par un chrétien
d’origine palestienne, le juriste Sami Aldeeb, exprime également sa crainte
devant l’absence de gestes de paix de la part d’Israël: cela "desservirait
la cause de la paix et rendrait le pire des services à la Communauté chrétienne du Proche-Orient". (apic/kna/com/cor)