Votation populaire du 17 mai (310392)
soutient le contre-projet sur les techniques de procréation
Berne, 31 mars(APIC) Le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes
de Suisse (FEPS) soutient le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative du "Beobachter". Le contre-projet, selon un communiqué de la FEPS publié
lundi, reprend les objectifs essentiels de l’initiative, tout en donnant au
Parlement des compétences légales en ce qui concerne la protection des animaux, des plantes et autres organismes vivants.
"Le contre-projet comme l’initiative, a pour objectif d’empêcher les
abus en matière de techniques de procréation et de génie génétique. Il permet essentiellement d’élargir les compétences de la Confédération et d’ancrer dans la Constitution la protection et la dignité humaine, de la personnalité et de la famille, de même que la dignité de la créature", affirme
le Conseil de la FEPS. Il ajoute: "Concrètement il interdit la maternité de
substitution, les dons d’embryons, de même que le commerce du patrimoine
germinal humain et des produits résultant d’embryons".
Dans le domaine de la procréation médicalement assistée, deux des principes formulés dans le contre-projet sont contestés dans le public. Le Conseil de la FEPS les approuve cependant tous les deux. Il s’agit d’abord de
"l’accès d’une personne aux données relatives à son ascendance", accès que
le Parlement veut garantir. Les donneurs de spermes ne seraient donc plus
anonymes. Sur ce point, le Conseil de la FEPS considère que le droit d’un
enfant à connaître son origine prévaut sur le désir d’un couple d’avoir un
enfant à l’aide de donneurs de spermes anonymes.
Deuxièmement, le parlement propose que "ne peuvent être développés hors
du corps de la femme jusqu’au stade d’embryons que le nombre d’ovules humains pouvant immmédiatement être implantés". Les femmes qui ne peuvent
avoir des enfants qu’en recourant au transfert d’embryons seraient donc obligées de se soumettre au pénible prélèvement d’ovules après chaque tentative infructueuse. Cette disposition rend certes plus difficile le traitement de la stérilité dans certains cas particuliers, mais de l’avis du Conseil, elle réduit sur le plan général le risque d’abus encouru par les embryons. Ce qui postule aussi en faveur de la limitation du tranfert d’embryons, c’est le fait que cette technique est douloureuse, chère, et n’est
accessible qu’aux gens fortunés.
L’article constitutionnel soumis à la votation du 16 mai, conclut la
FEPS, présente pour "pour la première fois un principe unitaire de base
dans le domaine des techniques de procréation et du génie génétique. Il
faut donc soutenir le contre-projet". (apic/com/ba)