Namur, 29décembre(APIC/CIP) Dans la poudrière du Moyen-Orient, malgré les
conflits armés aux acteurs multiples et malgré l’ampleur de la crise économique, le Liban refuse de mourir. Le dernier numéro de "Vivant Univers"
jette une lumière nouvelle et variée sur ce pays.
L’objectif de la revue n’a pas été de raconter les guerres en territoire
libanais, ni de juger ou de prendre parti. Il s’agit plutôt de comprendre
le pluralisme communautaire du Liban, quitte à ébranler quelques clichés
auxquels des réflexes occidentaux peuvent restés accrochés. Bref, poser
quelques jalons pour baliser une route qui mène vers un Orient "proche",
mais déroutant.
Un entretien avec Mgr Grégoire Haddad conduit d’abord à affirmer
l’espoir des Libanais. Un espoir qui fait agir pour la déconfessionnalisation, pour la coordination en vue d’un développement plus égalitaire et
pour la formation à la non-violence. Georges Corm, économiste et sociologue
libanais, exprime aussi son espoir. Dans un cri: le Liban n’est pas un pari
perdu! Paul Delmotte, journaliste, analyse cette guerre pas comme les
autres et recense les acteurs du drame libanais. Juliette Haddad, sociologue libanaise, dit son admiration pour les femmes de son pays qui, dans
leur douloureuse traversée, refusent l’irrationnel. Jad Hatem, écrivain et
sociologue libanais, étudie quelques oeuvres de la littérature de son pays.
La culture a été marquée par les combats sur le terrain, qui sont le cadre
et le révélateur de souffrances fondamentales: crise d’identité, déchirements intérieurs. Francis Leduc, Père Blanc, fait une synthèse des
questions et des convictions qui l’habitent. Il vit au Liban depuis une
vingtaine d’années.
Des encadrés portant sur la chronologie, des statistiques, les principales communautés religieuses, les formations politiques, apportent des
repères solides au cours de la lecture du numéro. (apic/cip/bd)