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    Sur le chemin du retour

    Visite pastorale du pape au Mexique (140590)

    Mexico, 14mai(APIC) Plusieurs centaines de milliers de personnes ont salué dimanche matin Jean Paul II sur la route qui le conduisait à l’aéroport, où il a pris congé du Mexique en présence du ministre des Affaires

    étrangères, Fernando Solana.

    Dans son discours d’adieu, Jean Paul II a dit emporter avec lui "l’inoubliable souvenir d’un peuple qui (...) est déterminé à témoigner, dans la

    société mexicaine, du message du Christ, message de paix, de justice,

    d’amour". Il a aussi rappelé l’attentat dont il fut victime il y a neuf

    ans, Place Saint-Pierre à Rome. "Je ne peux oublier que c’est aujourd’hui

    13 mai, fête de la Vierge de Fatima, une date très significative pour moi,

    car je ressens de façon particulière, aujourd’hui comme il y a neuf ans, la

    protection maternelle de Marie".

    Jean Paul II a enfin prié Dieu pour que le Mexique contribue à "renforcer les liens d’amitié, de paix, de justice et de progrès parmi les membres

    de la grande famille latino-américaine". "Cherchez à construire infatigablement l’harmonie dans la justice et dans la liberté", a-t-il conclu.

    L’étape de Curaçao

    Après un vol d’environ quatre heures et demie, Jean Paul II est arrivé

    dimanche en début d’après-midi à Curaçao, dans les Antilles néerlandaises.

    Après avoir embrassé le sol, il a précisé le but de sa visite: "Comme frère

    pèlerin de toute la famille humaine, vivant dans un monde qui assiste à de

    dramatiques changements sociaux et politiques, je veux exprimer, devant

    vous et devant les hommes et femmes de bonne volonté, la profonde solidarité de l’Eglise avec les peuples en voie de développement".

    Le pape a ensuite gagné Fort Amsterdam, où se trouve la palais du gouverneur général, Jaime Saleh, représentant de la reine Beatrix des PaysBas, auquel il a rendu une visite de courtoisie. Il s’est ensuite rendu au

    palais du Conseil des ministres, toujours à Fort Amsterdam.

    Dans son discours, le pape a observé que "dans l’actuelle situation mondiale, que caractérisent de rapides changements sociaux et politiques, il

    est devenu toujours plus évident que les préoccupations qui accompagnent

    les sociétés dans leur développement ne peuvent se limiter au domaine restreint d’intérêts égoïstes, locaux ou nationaux".

    Après avoir salué les leaders religieux non catholiques, Jean Paul II a

    célébré dans le principal complexe sportif de la capitale une messe avec

    premières communions. Dans son homélie, dont il a prononcé une partie en

    papiamento, la langue locale, il a rappelé que l’"avenir de l’humanité passe par la famille", dénonçant quelques maux, comme le concubinage, le divorce, l’avortement... Dans un appel à oeuvrer à la nouvelle évangélisation, il a mis en garde contre une mentalité matérialiste et de consommation, la corruption et une pornographie de plus en plus envahissante.

    Jean Paul II a également adressé un message aux jeunes, pour répondre

    aux questions que ceux-ci lui avaient posées en vue de sa visite. "Comment

    répondre aux exigences de la religion dans la famille, le mariage, le célibat, dans un monde où règnent une mentalité de consommation et d’àgoïsme?"

    lui avaient demandé les jeunes. Le pape leur a présenté l’Eglise comme "le

    chemin, la vérité et la vie de la jeunesse".

    Le pape a aussi rappelé, en citant Paul VI, que les gens mariés ne sont

    pas entièrement libres de décider dans leur tâche de transmettre la vie,

    mais doivent agir selon l’intention créatrice de Dieu. Il a renvoyé à l’encyclique "Humanae Vitae", qui montre que le "langage du corps" est soumis à

    l’exigence de la vérité, c’est-à-dire à la "norme morale objective".

    En quittant le stade, le pape a également laissé un message au clergé,

    aux religieuses et au comité organisateur. Dans son discours d’adieu, prononcé à l’aéroport, le pape a observé que "la grandeur d’un peuple ne se

    mesurera jamais à sa richesse ou à sa puissance, mais à son degré de sollicitude pour les besoins d’autrui, surtout les plus faibles et les déshérités. Donner la priorité au bien-être d’autrui, a-t-il ajouté, conduira en

    même temps à un bien-être spirituel qui garantira à la société une stabilité durable et une constante croissance dans l’unité, la prospérité et la

    paix". (apic/cip/jt/pr)

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