Vienne: Mgr Schönborn dans le débat sur la peine de mort (180892)
Vienne, 18août(APIC) Le recours à la peine de mort ne peut être justifié
que quand un Etat, dans sa lutte contre des crimes qui ont violé gravement
le droit à la vie, a d’abord épuisé tous les moyens non violents et non
sanglants. C’est ce qu’a expliqué dans une interview à la télévision autrichienne Mgr Christoph Schönborn, évêque auxiliaire de Vienne et secrétaire
de la Commission du catéchisme universel.
L’évêque autrichien a rejeté la comparaison entre l’interdiction par
l’Eglise de l’avortement et l’interdiction de la peine de mort. Et Mgr
Schönborn de rappeler que le cinquième commandement exige la protection de
la vie du premier au dernier instant. L’avortement est la mise à mort d’une
vie innocente. Lorsque certains Etats ont recours à la peine de mort, il
s’agit d’une peine contre des criminels qui ont gravement violé le droit à
la vie. "Il s’agit là", a-t-il souligné, "de quelque chose de totalement
différent que la mise à mort d’une vie innocente dans le sein maternel".
L’ancien professeur de l’Université de Fribourg se prononce cependant en
règle générale pour l’abandon de la peine de mort, car, sur la durée, les
méthodes non violentes sont sûrement meilleures que les moyens sanglants
pour le maintien de la société, de la dignité humaine et de la paix. Cependant le catéchisme universel reconnaît aux Etats dans les cas extrêmes le
droit de recourir à la peine de mort. Ce droit s’inscrit dans la ligne du
droit à la défense armée, et du droit à la légitime défense. On ne peut pas
renoncer non plus à ce que les gendarmes et les policiers aient le droit
d’utiliser leur arme en cas d’urgence, a-t-il ajouté. (apic/kpr/mp)