Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Mgr Tauran plaide pour le droit d’ingérence humanitaire

    Vienne: Conférence sur les droits de l’homme (210693)

    Vienne, 21juin(APIC) En matière de respect des droits humains, il faut

    souligner désormais la responsabilité solidaire de la communauté internationale, a déclaré Mgr Jean-Louis Tauran, numéro deux de la Secrétairerie

    d’Etat, dans un discours prononcé à Vienne devant la Conférence mondiale

    sur les Droits de l’Homme.

    A l’heure du bilan, le secrétaire pour les rapports avec les Etats a

    salué "l’immense labeur accompli par l’ONU et d’autres instances

    régionales", ainsi que celui que les organisations non gouvernementales ont

    ajouté à "cette oeuvre patiente, résultat du travail souvent caché de

    diplomates expérimentés".

    Mgr Tauran a d’autant plus regretté les violations actuelles. "Malheureusement, a-t-il poursuivi, si nous regardons autour de nous, nous ne pouvons que constater la présence effrayante d’injustices, de destructions et

    de morts qui tenaille aujourd’hui ce monde qui est le nôtre. Trop de personnes ne jouissent pas encore de la liberté de conscience et d’expression.

    La liberté de religion est loin d’être partout une réalité. Le sous-développement, les injustices sociales, les dictatures de toutes sortes empêchent encore des millions de femmes et d’hommes d’être partenaires dans le

    projet de société dans laquelle ils sont insérés."

    Le représentant du Saint-Siège a ensuite illustré son propos en évoquant

    deux situations tragiques, mettant en cause la communauté internationale:

    "Tout près de nous, en Bosnie-Herzégovine, on peut dire que tous les droits

    de l’homme sont systématiquement violés de façon permanente. Un droit

    élémentaire tel celui de pouvoir vivre sur le sol où l’on est né n’est même

    plus respecté. (...) D’autres violences sont venues ensanglanter une partie

    de l’Afrique en Somalie, où des populations exténuées par des années

    d’oppression risquent à nouveau de se retrouver victimes de nouvelles

    violences, pouvant réduire à néant la crédibilité de ceux-mêmes qui

    voulaient les secourir."

    Et Mgr Tauran de rappeler que les violations des droits de l’homme sont

    autant de menaces qui pèsent sur la paix: "Chaque fois que prévalent les

    abus d’autorité, la corruption, la domination des faibles, le refus d’accorder aux gens le droit de participer à la vie et aux décisions politiques, le choix délibéré de la violence et du terrorisme, la paix est en

    danger. Chaque fois que ne sont pas respectées la vie, l’intégrité physique, la conscience, la pensée, la foi religieuse, la liberté personnelle de

    chaque personne, c’est l’homme qui est menacé. Voilà pourquoi il convient

    de redire aujourd’hui ici à Vienne l’importance des droits civils et politiques (...) qui ont besoin d’être accompagnés d’une mise en oeuvre des

    droits sociaux, économiques et culturels."

    Après avoir rappelé des principes fondamentaux comme l’indivisibilité

    des droits de l’homme et l’universalité des droits fondamentaux, Mgr Tauran

    a souhaité l’émergence d’"engagements, avec des mécanismes et des organes

    de contrôle pour une organisation universelle de la promotion et de la défense des droits fondamentaux de l’homme", parmi lesquels il a cité le

    droit à l’autodétermination, les droits des minorités et le droit humanitaire.

    Puis Mgr Tauran a formulé "l’espoir que l’actuelle évolution de la pratique du droit international, qui assigne souvent aux organisations comme

    celle des Nations-Unies des fonctions d’élaboration et de surveillance du

    droit jusqu’alors réservées aux Etats, se poursuivre en écartant une manière surannée d’exercer la souveraineté nationale et en mettant toujours davantage en lumière la responsabilité solidaire de la communauté internationale, dès lors que sont en jeux les droits et les libertés fondamentales de

    la personne humaine".

    Le représentant du Saint-Siège a conclu en insistant sur l’importance

    d’une "véritable éducation aux droits de l’homme", car, a-t-il dit, "si

    l’on insiste à juste titre sur la revendication de droits, on ne saurait

    perdre de vue les obligations et les devoirs qui y sont liés. Chacun a le

    devoir de respecter chez les autres les droits qu’il revendique pour luimême. (apic/cip/cb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus