Versailles, 6mars(APIC) Quelques 7.000 jeunes se sont retrouvés samedi 5
et dimanche 6 mars à Versailles pour le Congrès national des Jeunes
chrétiens baptisés: "Apôtres pour l’an 2000". Au programme, un spectacle,
des conférences, des interviews, des rencontres avec des personnalités du
monde économique, politique, social et religieux: Mgr Dubigeon, évêque de
Sées et Mgr Bagnard, évêque de Belley, le Père Guy Gilbert et le Père Daniel Ange, les présidents de la CFTC et du Patronat chrétien, etc.
Le rassemblement se veut "d’un type nouveau. Un défi lancé à tous les
jeunes, d’ou qu’ils viennent, désireux de créer en commun un événément nationale et missionnaire". Pour Frédéric Gautier, l’un des organisateurs,
"ce qui manque aux jeunes, ce sont des exemples. Ils sont prêts à
témoigner, mais ne savent pas comment. D’ou l’idée de leur montrer des
"missionnaires" qui témoignent de leur foi sans complexes et de façons très
différentes."
L’initiative a pourtant suscité quelques remous dans les milieux catholiques. Les mouvements catholiques de jeunes, d’abord, dont les troupes ont
été sollicitées en leurs noms alors qu’ils n’ont été nullement consultés
sur l’élaboration du programme, ont émis quelques réserves dans une lettre
adressée à Mgr Cornet, président de la Commission épiscopale Enfance-Jeunesse. Le clergé et les épiscopats ont également montré quelques réserves
devant ce genre de manifestations a priori sans lendemain. Enfin, l’importance du budget du Congrès (1,5 millions de francs français) a aussi laissé
certains observateurs perplexes, même s’il a été justifié par un large appel au sponsoring et au soutien de diverses associations catholiques parmi
les plus "conservatrices": associations familiales catholiques, scouts unitaires et scouts d’Europe, comité catholique de défense de l’enseignement
libre, le mouvement Communion et Libération, etc.
Le public, visiblement issu de la meilleure société française, reflète
assez bien le caractère traditionnel du rassemblement. "Nous sommes traditionnels affirme Frédéric Gautier. Notre référence c’est Jean Paul II. Nous
nous voulons dans l’esprit du pape qui demande une lecture traditionnelle
de l’Evangile." (apic/vb/bd)