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    Vers une "Alliance pour la Justice, la (290188)

    Paix et la Sauvegarde de la Création"

    La FEPS charge Madeleine Strub d’en donner un "visage suisse"

    Uerikon, 29janvier(APIC) Le Conseil de la Fédération des Eglises Protestantes de la Suisse (FEPS) a chargé provisoirement pour 6 mois Mme Madeleine Strub (ancienne présidente du Synode Protestant Suisse) de donner au

    processus J.P.S.C. (Justice, Paix, Sauvegarde de la Création) une "image

    suisse", c’est-à-dire d’élaborer à l’intention des paroisses et de groupes

    J.P.S.C. une conception à soumettre à la FEPS. Madeleine Strub a évoqué ce

    processus conciliaire pour l’agence APIC.

    APIC : Qu’entendez-vous par "processus conciliaire pour la Justice, la

    Paix et la Sauvegarde de la Création" (J.P.S.C.) ?

    Madeleine Strub : L’Alliance Réformée Mondiale et le Conseil Oecuménique

    des Eglises (COE) ont appelé leurs Eglises membres dans leurs deux dernières assemblées générale à prendre part à un processus conciliaire pour

    la Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création. Les Eglises devaient

    ainsi s’associer dans un engagement mutuel en rapport avec l’Alliance que

    Dieu a conclue avec tous les hommes et la création entière et que Jésus

    Christ a renouvelée et scellée une fois pour toutes. Le processus conciliaire est un chemin que les hommes parcourent ensemble. C’est un chemin

    volontaire et conscient des chrétiens et des Eglises. Pour moi ce sera toujours plus important que ce chemin soit un chemin obligé et unifiant afin

    que les Eglises soient par conséquent "liées" par les résultats de ce processus.

    Peut-on déjà parler en Suisse d’un tel processus?

    Le Synode Protestant Suisse (SPS), pendant ses cinq ans d’existence, a

    toujours replacé au centre de ses efforts cette idée de l’Alliance et ces

    trois mots-clé "Justice, Paix et Sauvegarde de la Création". C’est ainsi

    que c’est devenu pour de nombreux chrétiens et Eglises en Suisse une véritable préoccupation de participer maintenant comme de nombreuses Eglises

    dans le monde à ce processus. Toutes les Eglises représentées dans la Communauté de Travail des Eglises Chrétiennes en Suisse (CTEC) ont promis de

    collaborer d’une façon ou d’une autre. Cela me réjouit beaucoup.

    Qui participe à ce processus en Suisse?

    Les Eglises réformées cantonales et l’Eglise évangélique-méthodiste ainsi que toutes celles qui font partie de la Fédération des Eglises Protestantes de la Suisse (FEPS) ont promis leur collaboration. Il s’ensuit

    qu’une "Communauté de travail pour la Justice, la Paix et la Sauvegarde de

    la Création" a été fondée, qui a chargé de son côté un groupe de s’occuper

    des affaires courantes. J’ai été choisie moi-même dans ce groupe par le

    Conseil de la FEPS et je suis chargée de ce processus conciliaire. Nous attendons maintenant de nos frères et soeurs de l’Eglise catholique non seulement qu’ils collaborent à la communauté de travail, mais mais qu’ils participent aussi dans son groupe de direction. Jusqu’à maintenant Pius Hafner, le responsable de Justice et Paix, a pleinement collaboré avec nous.

    Que signifie pour un simple individu de s’impliquer dans le processus

    conciliaire pour la Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création?

    Des chrétiens qui apprennent ensemble à mettre leur foi et leur vie au

    service de la justice et de la paix sortent un peu de leur vie de foi courante. C’est pourquoi chaque engagement pour ces trois thèmes "Paix, Justice et Sauvegarde de la Création" doit commencer par la prière pour un esprit de renouveau, par la reconnaissance de ses propres manquements et par

    la demande de pouvoir persévérer.

    Quels thèmes doivent-ils être discutés en Suisse?

    Il serait fatal de dresser maintenant de but en blanc une liste de

    thèmes à discuter. Ceux-ci doivent être élaborés non seulement avec les

    participants, mais également avec des hommes venant de la politique, de

    l’économie et de l’armée. Je peux seulement à nouveau souligner que nous

    donnons forme en tant qu’Eglises à ce processus conciliaire.

    Vous préparez-vous seulement pour la Conférence de Bâle en 1989 ou également pour la Convocation mondiale de 1990?

    Pour les Eglises qui sont associées à la FEPS, il est clair que ce processus conciliaire représente un chemin en différentes étapes. Nous avons

    la chance de nous préparer d’abord pour la Conférence de Bâle pour ensuite

    préparer notre contribution obligée en vue de la Convocation mondiale.

    L’Eglise catholique-romaine en Suisse à notre grande joie nous a proposé

    une collaboration jusqu’à la Conférence de Bâle. Le Conseil des Conférences

    épiscopales européennes (CCEE) est avec la Conférence des Eglises européennes (KEK) l’ instance invitante pour Bâle. Ce serait vraiment bien si nous

    pouvions travailler ensemble jusqu’à la Convocation mondiale.

    L’Evangile sera au centre de ce travail

    Notre vie de foi joue un rôle décisif. Nous devons et avons l’obligation

    de déposer avec joie ce processus dans la main de Dieu et de préparer nos

    démarches sur la base de l’Evangile. Si nous voulons justement que notre

    témoignage ne soit pas un simple échange, mais un agir commun, ce principe

    de base joue un rôle central. Il sera alors également possible de supporter

    les tensions, car cela fait partie fondamentalement du processus conciliaire de se comprendre non seulement dans les convergences mais aussi dans les

    différences. Le but est et demeure le témoignage des Eglises comme communautés engagées pour la Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création.

    Le processus dépend non seulement des structures représentatives des Eglises mais aussi de la collaboration spontanée de communautés. C’est justement cela qui rend si nécessaire et en même temps si prometteur de prendre

    ensemble au sérieux l’Evangile et son message libérateur. (apic/eg/bd)

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