Rome, 16novembre(APIC/CIP) Les rapports entre l’Eglise et le gouvernement
chinois ont connu une légère amélioration ces derniers temps et un
rétablissement des relations diplomatiques rompues par Pékin en 1957 peut
être envisagé, estime le cardinal Jaime Sin, archevêque de Manille, aux
Philippines, qui vient d’effectuer un séjour d’une semaine en Chine.
Interviewé à son retour de Pékin, le cardinal Sin, qui a été autorisé il
y a quelques mois à se rendre en Chine pour y rendre visite à des membres
de sa famille - il est en effet d’ascendance chinoise -, a souligné la
nécessité d’un dégel des relations entre les deux parties et souhaité un
dialogue entre le Saint-Siège et l’Eglise patriotique, à savoir l’Eglise
catholique reconnue par le gouvernement de Pékin, qui exerce sur elle un
étroit contrôle. "Je suis en train de chercher à intervenir comme médiateur", a déclaré le cardinal philippin.
L’archevêque de Manille a rencontré la semaine dernière le secrétaire
général du parti communiste chinois, M. Zhao Ziyang. Cet entretien est en
lui-même un signe tangible que la situation est en train d’évoluer. Mgr Sin
a indiqué que M. Zhao Ziyang n’a pas exclu un rétablissement des relations
diplomatiques entre la Chine et le Vatican.
Ces dernières décennies, Pékin a accusé à plusieurs reprises le Vatican
d’ingérence dans les affaires intérieures de la République Populaire de
Chine, rompant les relations diplomatiques et transformant l’Eglise catholique en un organisme domestique cessant d’être soumis à l’autorité de Rome. (apic/jt/be)