Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Vive réaction de la Supérieure des Petites Soeurs des Pauvres

    Vers la reconnaissance de l’euthanasie par le Parlement européen? (240591)

    Paris, 24mai(APIC) Le droit à l’euthanasie reconnu explicitement dans un

    document écrit du Parlement européen? C’est peut-être pour très bientôt, et

    ce serait une première. On en saura plus au lendemain de la prochaine

    séance plénière du Parlement européen (10-14 juin), où un projet de résolution sera discuté. Son adoption par les députés pourrait déboucher alors

    sur une recommandation européenne, une première prise de position des Douze

    sur cette question très controversée.

    Parmi ceux qui se consacrent à l’assistance aux mourants, beaucoup redoutent qu’une telle reconnaissance soit adoptée. C’est le cas des Petites

    Soeurs des Pauvres, dont la supérieure générale vient de prendre position

    dans un appel intitulé "La dignité de l’homme". Elle y expose le but poursuivi par les Petites Soeurs: "Mener la vie au terme dans la sérénité,

    dans la dignité de l’homme".

    C’est le 25 avril dernier que la Commission de la Santé du Parlement

    européen a adopté, par 16 voix contre 11 et 3 abstentions une "proposition

    de résolution" dont la rédaction a été confiée au professeur Léon

    Schartzenberg, député au Parlement de Strasbourg.

    Ce qui fait difficulté dans ce projet de résolution, c’est l’article 8,

    qui stipule: "... en l’absence de toute thérapeutique curative, et après

    échec des soins palliatifs correctements conduits tant sur le plan psychologique que médical et chaque fois qu’un malade pleinement conscient demande, de manière pressante et continue, qu’il soit mis un terme à une existence qui a perdu pour lui toute dignité et qu’un collège de médecins constitué à dessein constate l’impossibilité d’apporter de nouveaux soins spécifiques, cette demande doit être satisfaite sans qu’il soit, de cette

    façon, porté atteinte au respect de la vie humaine".

    Clarté dans la confusion

    Pour les petites Soeurs des Pauvres, congrégation fondée en 1839 à

    Saint-Servan (Bretagne) pour se consacrer à l’aide aux personnes âgées, ce

    texte est inacceptable.

    "La confusion introduite par le texte entre acharnement thérapeutique,

    soins palliatifs et euthanasie, nous semble propre à tromper l’opinion publique non avertie. Et pourtant à travers ces phrases compliquées à souhait, la pensée est claire: donner au médecin le droit de satisfaire à la

    demande de l’euthanasie, c’est-à-dire de donner la mort", écrit dans sa

    prise de position Soeur Marie-Antoinette de la Trinité, la Supérieure générale de la congrégation.

    Elle enchaîne: "La dignité de l’homme ne consiste pas à pouvoir choisir

    le moment de sa mort, mais à être conscient que son premier droit est le

    droit au respect de sa vie, au respect de sa dignité d’homme. Nous n’avons

    pas à développer par des principes d’éthique humaine et chrétienne ce que

    recouvrent les mots ’dignité de l’homme’, mais notre expérience de 150 ans

    d’accompagnement des personnes âgées jusqu’au terme de leur vie nous autorise à faire connaître ce que, depuis notre fondation, 17’080 Petites Soeurs ont vécu et vivent quotidiennement..." (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus