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    "Veritatis splendor": les éditeurs affichent des résultats étonnants

    Méfiance de certains détracteurs: la réponse du berger à la bergère

    Paris, 5novembre(APIC) L’encyclique "Veritatis splendor" se vend comme un

    roman. Les chiffres sont là. Même s’ils dérangent certains commentateurs,

    qui grognent et prétendent que cela ne signifient pas que les acheteurs se

    font pour autant lecteurs. Dans un commentaire, le bulletin "Paris NotreDame" regrette cette attitude. Qui tranche avec les propos tenus par Jacques Julliard, l’un des directeurs du "Nouvel Observateur", qui a signé

    "l’un des articles les plus élogieux sur la lettre du pape".

    Les six éditeurs qui ont mis sur le marché le texte de Jean Paul II affichent des résultats étonnants: Mame-Plon a mis 165’000 exemplaires en

    dépôt et en réédite d’urgence 13’000; les Editions du Cerf en ont déjà vendu 15’000 et le Centurion autant; Tequi annonce 9’000 exemplaires vendus et

    en réimprime 500; Médiaspaul en a écoulé 600 et Les Cahiers pour croire aujourd’hui l’ont adressé à leurs 19’000 abonnés, tout en déposant 3’600 ouvrages chez les libraires et 1’000 autres dans les paroisses.

    Au total, un tirage de plus de 200’000 exemplaires, dont plus de 100’000

    vendus.

    Aux détracteurs de l’ouvrage, aux sceptiques de l’impact de l’encyclique, "Paris Notre-Dame" répond en publiant la conclusion d’un article intitulé "Le piège de la société", parue dans le "Nouvel Observateur":

    "La publication de l’encyclique de Jean Paul II ’Veritatis splendor’ a

    donné lieu à des commentaires d’une consternante médiocrité. Les théologiens à la mode ont gravement dénoncé une discordance entre la pensée du

    pape et l’esprit de notre temps. Comme si Jésus-Christ était venu conforter

    la pensée de son temps! Misère de ces sciences sociales, vieillerie de cette modernité! Vous imaginez, vous, Drewermann au pied de la croix? A coup

    sûr, il eût psychanalisé Marie-Madeleine, ou fait un sondage d’opinion auprès des soldats romains".

    "Le fond de l’encyclique est une dénonciation en règle des prétentions

    de la conscience individuelle à s’instituer en arbitre souverain. A l’affirmation du devoir de suivre sa conscience, on a indûment ajouté que le

    jugement moral est vrai par le fait même qu’il vient de la conscience (...)

    La nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d’un critère de

    sincérité, de sorte que l’individualisme exacerbé de notre temps débouche

    sur un solipsisme de masse encouragé par la société consumériste, et conduit finalement à la négation de l’idée même de nature humaine. N’en déplaise aux stars de la pop-théologie: le débat rouvert par Jean Paul II

    n’est pas prêt d’être refermé".

    "Cette encyclique que l’on a dit thomiste n’a paru avoir des accents

    pascaliens: Toute la dignité de l’homme est en la pensée. Mais qu’est-ce

    que cette pensée? Qu’elle est sotte! Au centre du débat: que devient la rationalité, que devient la vérité dans un monde où les puissances d’argent

    ont intérêt à enfermer les individus dans leur solitude morale? Voilà qui

    se confirme chaque jour un peu plus: après avoir porté les coups les plus

    terribles au totalitarisme communisme, Jean Paul II est devenu le seul adversaire sérieux de l’esprit capitalo-individualiste de notre temps".

    (apic/pnd/pr)

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