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    le point sur 30 ans de démocratie dans le pays

    Venezuela: avec un évêque auxiliaire de Caracas, (250188)

    Rome, 26 janvier 1988 (APIC/CIP) Il y a trente ans, exactement le 23 janvier 1958, les forces armées du Venezuela renversaient le dictateur Marcos

    Perez Jimenez. Depuis, six présidents se sont succèdé à la tête du pays,

    quatre du parti Social-Démocrate "Action démocratique", deux de la Démocratie chrétienne. Le président actuel est un Social-Démocrate, Jaime Lusinchi.

    A l’occasion de ce trentième anniversaire, Radio Vatican a interviewé

    Mgr Jorge Urosa, évêque auxiliaire de Caracas, qui a d’abord fait écho à la

    récente Assemblée plénière des évêques de son pays en vue de réfléchir à la

    situation du Venezuela et des chrétiens aujourd’hui.

    Une bonne partie des travaux de cette Assemblée épiscopale a porté sur

    l’évangélisation, souligne Mgr Urosa. Problème délicat, ajoute-t-il, car il

    y a dans le pays une prolifération de sectes religieuses. Les évêques se

    sont donc efforcés de proposer aux fidèles quelques pistes pour promouvoir

    la foi chrétienne tout en les mettant en garde contre les risques des sectes.

    Au cours des trente dernières années, l’évêque auxiliaire de Caracas

    estime que de grands progrès ont été faits sur le plan de l’éducation au

    Venezuela. D’un million à peine d’étudiants, on en est aujourd’hui à plus

    de six millions . De plus, l’école s’est développé à différents niveaux. En

    revanche, l’évêque déplore qu’une grande partie de la population demeure en

    marge du progrès économique. Aussi plaide-t-il pour une "authentique promotion humaine qui réalise la justice sociale de manière intégrale".

    Quant aux relations entre l’Eglise et l’Etat, Mgr Jorge Urosa se réjouit

    de la situation actuelle, empreinte de respect mutuel et d’une réelle liberté pour l’Eglise. Cela n’a été possible, rappelle-t-il que grâce à la

    signature par le Venezuela et le Saint-Siège, en 1964, d’un document qui a

    libéré l’Eglise d’une "loi anachronique". A l’époque, l’archevêque de Caracas, Mgr José Humberto Quintero, avait joué un rôle déterminant en faveur

    de cette évolution. "Désormais, constate Mgr Urosa, nous disposons d’un

    cadre légal qui garantit le respect et l’autonomie de l’Eglise."

    Bref, pour l’évêque auxiliaire de Caracas, le bilan des trente années

    écoulées est plutôt encourageant : l’Eglise au Venezuela a grandi, son sens

    communautaire s’est développé; elle doit maintenant acquérir davantage de

    maturité pour faire progresser l’Evangile. (apic/jt/be)

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