Vatican: Une réponse pastorale (160589)
Vatican, 16mai(APIC/CIP) Le Saint-Siège a publié mardi 16 mai un document
du Conseil pontifical pour les Communications sociales intitulé "Pornographie et violence dans les médias". Un document de 13 pages considéré
comme une réponse pastorale et qui comporte trois chapitres consacrés aux
effets, aux causes et aux remèdes à appliquer à la pornographie et à la
violence dans les médias.
Le document insiste sur les "effets dégradants" de la pornographie et de
la violence qui "déprécient la sexualité, pervertissent les relations
humaines, asservissent les individus, en particulier les enfants et les
femmes, détruisent le mariage et la vie de famille, inspirent des attitudes
antisociales et affaiblissent la fibre morale de la société"
Un appel à la responsabilité
Parmi les causes de cet état de fait, le document signale surtout la
propagation d’une morale permissive "basée sur la recherche d’une satisfaction individuelle à tout prix et la soif du gain". Quant aux moyens, le document estime que les communicateurs "responsables" doivent se concerter
pour formuler et appliquer des codes éthiques. Il souligne que l’auto-régulation au sein des médias est en tout cas "la première et la plus souhaitable des lignes de défense".
Après avoir parlé de la responsabilité des parents et de l’école, le document s’adresse aux autorités civiles. Il les invite à promulguer des
"lois saines". La production du matériel pornographique ne connaissant pas
de frontière, le document demande aux autorités civiles d’agir au plan international comme l’ont déjà fait, entre autres, la Communauté Européenne,
le Conseil de l’Europe et l’Unesco.
Le document demande enfin que la formation aux médias soit inscrite dans
les programmes scolaires des institutions catholiques. Il souligne, au moment de conclure, qu"une attitude purement restrictive ou de censure de la
part de l’Eglise vis-à-vis des médias n’est ni suffisante ni appropriée".
Le document engage au contraire l’Eglise et les communicateurs conscients
de leurs responsabilités à un dialogue permanent.(apic/cip/pe)