Rome, 1er juillet (APIC/CIP) Le Vatican a publié ce vendredi 1er juillet un
directoire pour les visites "ad limina apostolorum", la visite quinquennale
des évêques du monde entier au siège de Pierre.
Ce texte de 43 pages rappelle la nature et la signification de cette visite. Elle constitue "un moment central de l’exercice du ministère pastoral
du Saint-Père", explique la préface.
Le document détaille d’abord le règlement de cette visite, sa
préparation à travers la rédaction d’un rapport quinquennal sur la vie de
l’Eglise dans les diocèses, en vue de "faciliter le lien de communion" avec
Rome.
La visite "ad limina" a été instituée dès les origines de l’Eglise. Dans
un monde qui tend à une unification plus effective, il s’agit aujourd’hui
"de promouvoir et de favoriser une communication continue entre les Eglises
particulières et le Siège apostolique, avec un échange d’informations et un
partage de sollicitude pastorale au sujet des problèmes, expériences,
souffrances, orientations et projets de travail..."
Le document décrit les protocoles et les questions de caractère pratiques liés à cette "tournée" des évêques dans les dicastères romains, jusqu’à l’audience et au repas commun avec le pape.
Ce directoire comporte également trois notes permettant de mieux saisir
le sens de ses visites, pour les rendre toujours plus fructueuses. La première, d’ordre théologique, est signée par le cardinal Ratzinger. Le préfet
de la Congrégation pour la doctrine de la foi y rappelle que "la visite ad
limina n’est pas une procédure d’ordre purement administratif". En effet,
explique-t-il, "Vatican II, avec son profond enchaînement des quatre grandes constitutions sur la liturgie, l’Eglise, la parole de Dieu et l’Eglise
dans le monde nous a réappris le dynamisme de l’Eglise, toujours tendue
vers le salut du monde, guidée par la force motrice de l’Evangile".
Le cardinal Ratzinger développe aussi les dimensions ecclésiologiques et
théologiques de la visite "ad limina".
Une seconde note porte sur le caractère pastoral individuel de cette visite, tandis que la troisième se penche sur ses fondements historico-juridiques, du IVe siècle à la pratique récente, très intensifiée par Jean Paul
II. (apic/cip/bd)