Message de George Bush
Rome, 24novembre(APIC) Le pape Jean Paul II, en conclusion d’un congrès
international sur la drogue et l’alcoolisme qui s’est tenu au Vatican du 21
au 23 novembre, s’adressant aux quelque 2’000 experts, hommes politiques,
médecins, théologiens et thérapeutes présents, a demandé des décisions courageuses et une législation sévère contre le trafic de drogue.
Le congrès, organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des
services de la santé, s’est conclu par un message adressé par le président
George Bush (lu par le ministre américain de la santé Louis Sullivan présent à Rome) et par un discours de Javier Perez de Cuellar, secrétaire général sortant de l’ONU.
Des phénomènes qui menacent le genre humain
Le pape a insisté sur le fait que la société ne peut "se considérer en
règle parce qu’elle encourage l’action du bénévolat qui, s’il est irremplaçable, à lui seul ne peut suffire". Il a souligné qu’il incombe aux institutions publiques de mettre en oeuvre des politiques sérieuses destinées à
assainir les situations de malaise au niveau des individus et de la société, citant notamment "la crise de la famille, principe et fondement de la
société humaine", ainsi que le chômage des jeunes.
Jean Paul II a encore relevé que la dépendance de la drogue et l’alcoolisme, en raison de leur gravité intrinsèque et de leur expansion dévastatrice sont deux phénomènes qui menacent le genre humain, des "plaies sociales insidieuses, ramifiées dans le monde entier, favorisées par de puissants intérêts économiques, parfois même politiques".
Plaidoyer pour une "thérapie de l’amour"
Le pape a encore déclaré qu’il n’y a pas de "droit à la drogue" ni de
liberté de se droguer, "car l’être humain n’a pas le droit de se nuire, et
ne peut ni ne doit jamais abdiquer sa dignité personnelle qui est un don de
Dieu". Jean Paul II a plaidé pour une "thérapie de l’amour", en soulignant
que l’on ne peut combattre les phénomènes de la drogue et de l’alcoolisme
si l’on ne récupère pas les valeurs humaines d’amour et de vie, "seules valeurs capables de donner un sens plénier à notre existence".
Le dernier jour du congrès a été caractérisé par l’intervention de plusieurs personnalités, comme Javier Perez de Cuellar, qui a indiqué qu’un
contrôle international de la drogue est possible si on reçoit des ressources ou s’il existe la volonté politique. Louis Sullivan, lisant un message
de G. Bush, a relevé que les Etats-Unis ont perdu beaucoup de vies humaines
à cause de la drogue et plaidé en faveur de programmes internationaux pour
faire face à tous les aspects du problème. Le président américain écrit que
la reprise des valeurs morales et le respect de soi-même, de la vie et de
la liberté sont fondamentaux pour la lutte contre la drogue. (apic/jt/be)