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    au plus haut niveau attendues pour bientôt

    Vatican : réforme de la curie et nominations (270488)

    Rome, 27avril(APIC) Le Vatican s’apprête à vivre de grands changements

    dans les prochains mois, non pas tant du fait de la réforme de la curie que

    d’importantes nominations au plus haut niveau du gouvernement de l’Eglise,

    avec à l’horizon le consistoire tant attendu. Le mensuel catholique "30

    jours dans l’Eglise et dans le monde" rapporte dans son numéro du mois de

    mai que si la date la plus souvent retenue pour la publication de la

    nouvelle constitution de la curie romaine est celle du 29 juin, fête des

    saints Pierre et Paul, il ne faut pas exclure une date plus rapprochée,

    celle du 22 mai, dimanche de Pentecôte par exemple.

    Cette réforme, fruit du travail de trois commissions successives dont la

    dernière est présidée depuis 1986 par le cardinal Sebastiano Baggio,

    commencerait par simplifier la typologie des organes de la curie. Il ne

    devrait plus y avoir de secrétariats et de commissions pontificales, mais

    uniquement des congrégations, des tribunaux, des conseils et des bureaux.

    Ainsi les trois secrétariats - certains souhaitaient voir celui chargé

    de l’Unité des chrétiens rattaché à la Congrégation pour la doctrine de la

    foi et les deux autres (pour les Non-chrétiens et pour les Non-croyants) à

    la Congrégation pour l’évangélisation des peuples - deviendront tous trois

    des conseils. Au sujet du Conseil pour les affaires publiques de l’Eglise,

    la commission a opté pour le statu quo. Il ne sera pas élevé au rang de

    congrégation autonome, mais deviendra une "section diplomatique" ou un

    "département pour les affaires publiques" de la Secrétairerie d’Etat, ce

    qu’il était de fait depuis plusieurs années.

    Le Conseil pontifical pour les laïcs dont on avait envisagé à plusieurs

    reprises qu’il devienne une congrégation, ne le deviendra pas. Selon les

    statuts, en effet, une congrégation est dirigée par une assemblée de

    cardinaux et d’évêques : les laïcs qui occupent actuellement des postes de

    responsabilité au niveau de la direction en tant que "membres" du conseil

    ne pourraient plus alors y demeurer. Autre retouche : la Congrégation pour

    la doctrine de la foi ne se chargera vraisemblablement plus de traiter les

    cas de dispense de célibat des prêtres (compétence qui reviendra à la

    Congrégation pour le clergé), la Commision "justitia et pax" et le Conseil

    "cor unum" pourraient fusionner, de même que les deux Congrégations pour le

    culte divin et pour les sacrements.

    Si ce projet de réforme consigné au pape à la fin du mois d’avril ne

    semble procéder malgré ses 180 articles qu’à des ajustement mineurs, son

    véritable enjeu réside dans le fait qu’il sera accompagné d’un vaste

    mouvement de nominations et de transferts. Il suffit en effet de feuilleter

    les premières pages de l’Annuaire pontifical pour s’apercevoir qu’un bon

    nombre de cardinaux de curie ont atteint la limite d’âge, 75 ans, et

    devraient quitter leur fonction.

    Il s’agit des cardinaux Paul Augustin Mayer, préfet des Congrégations

    pour les sacrements et pour le culte divin, Pietro Palazzini, préfet de la

    Congrégation pour la cause des saints, Agnelo Rossi, président de

    l’Administration du patrimoine du siège apostolique, Opilio Rossi,

    président du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques

    internationaux, Aurelio Sabattani, préfet du Tribunal suprême de la

    signature apostolique, Alfons Maria Stickler, bibliothécaire et archiviste

    de la sainte Eglise romaine, Johannes Willebrands, président du Secrétariat

    pour l’unité des chrétiens et Sebastiano Baggio, président de la Commission

    pontificale pour l’Etat de la cité du Vatican et camerlingue de la sainte

    Eglise.

    Il convient de préciser que d’ici à l’an prochain, deux noms viendront

    s’ajouter à cette longue liste : ceux des cardinaux Agostino Casaroli,

    secrétaire d’Etat de sa sainteté et Giuseppe Caprio, président de la

    Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège. Toujours selon "30

    jours", il faut encore savoir que deux personnalités importantes de la

    curie devraient quitter leurs fonctions : Mgr Achille Silvestrini,

    secrétaire du Conseil pour les affaires publiques de l’Eglise (ministre des

    affaires étrangères) et Eduardo Martinez Somalo, substitut à la

    Secrétairerie d’Etat, qui recevraient la pourpre cardinalice. Pour

    remplacer le premier, le pape pourrait faire appel à Mgr Jan Schotte, un

    Belge de 60 ans, actuellement secrétaire général du Synode des évêques ou à

    Mgr Pio Laghi, pro-nonce aux USA. Mgr Audrys Backis, lithuanien, pourrait

    remplacer le second.

    Tous ces chagements impliquent dans leur foulée qu’un consistoire ait

    lieu prochainement. 23 sièges sont désormais vacants au sein du collège des

    cardinaux électeurs (les cardinaux âgés de moins de 80 ans). "30 jours" a

    déjà fourni en novembre une liste détaillée de personnalités susceptibles

    de faire partie du sacré collège. On retiendra parmi ces noms le théologien

    suisse Hans Urs von Balthasar, bien que ses amis laissent entendre que le

    pape aurait déjà envisagé de le créer cardinal il y a trois ans, mais que

    Balthasar aurait cordialement refusé. (apic/dd/ym).

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