"Pas des paramètres purement syndicaux"
Rome, 8 mars(APIC) Le Vatican a publié officiellement samedi le texte du
nouveau règlement général de la curie romaine, dont l’esprit ne peut être
ramené "à des paramètres purement syndicaux". Le règlement est l’application concrète de la Constitution apostolique "Pastor Bonus" par laquelle
Jean Paul II a réorganisé la curie romaine. Cette Constitution avait été
promulguée par le pape le 28 juin 1988 pour "rendre le service de la curie
romaine toujours plus adéquat aux finalités de collaboration avec le SaintPère dans sa mission de pasteur de l’Eglise universelle".
Le règlement est divisé en deux parties : la première partie traite en
81 articles des questions de "personnel et structure des dicastères de la
curie romaine"; la deuxième est consacrée aux "normes générales de procédure" et comprend 49 articles. Le nouveau document, qui entre en vigueur le 7
juin prochain, est introduit par le Secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano. Il est publié pour une période expérimentale de cinq
ans. Une commission de cardinaux, composée en pratique des mêmes personnes
qui s’étaient occupées de la rédaction de "Pastor Bonus", a examiné le règlement pour s’assurer qu’il correspond aux principes et aux normes de cette Constitution.
Lors de la présentation du nouveau règlement, l’archevêque Vincenzo Fagiolo, président du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, a précisé que les normes sur le personnel doivent être interprétées et appliquées de façon différente que les règlements d’une institution
civile. Il a parlé d’une "matrice et un esprit qui ne peuvent être ramenés
à des paramètres purement syndicaux". Notons que la semaine dernière
l’ADLV, l’Association des employés laïcs du Vatican, avait manifesté son
mécontement face aux conditions de travail au Vatican et réclamé "que la
doctrine sociale de l’Eglise soit aussi appliquée à l’intérieur même du Vatican".
Pas de droit de grève pour les employés du Vatican
D’après les directives publiées samedi, les employés laïcs du Vatican ne
pourront toujours pas avoir de syndicat et le droit de grève ne leur est
pas octroyé. Le travail au service du Saint-Siège est considéré comme une
"affaire délicate" qui demande de la vertu, de l’intelligence, une vie et
un comportement chrétiens exemplaires ainsi que le respect des normes de
l’Eglise dans le domaine familial et dans la vie privée. Il est également
prescrit que les employés du Vatican ne peuvent pas appartenir à des institutions ou à des mouvements dont l’orientation n’est pas en accord avec la
doctrine et la discipline de l’Eglise. Les employés ne devront pas non plus
entreprendre des activités ou prendre part à des manifestations qui ne correspondent pas au caractère d’employé du Saint-Siège. (apic/jt/be)