Vatican: présentation du Document de travail du Synode (130790)
Rome, 13juillet(APIC) Le Document de travail ("Instrumentum Laboris") de
la huitième assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur "La formation des prêtres dans les circonstances actuelles" a été présenté vendredi 13 juillet au Vatican au cours d’une conférence de presse présidée par
Mgr Jan Schotte, secrétaire général du Synode. Le Synode se déroulera du 30
septembre au 28 octobre prochains.
Le document de travail a été élaboré sur la base des réponses au document préparatoire (les "Lineamenta") envoyées au secrétariat général du
Synode par les épiscopats et les autres instances de l’Eglise concernées.
Il s’agit d’une large synthèse qui indique, comme le précise le document
dans sa conclusion, la ligne à suivre durant les travaux de l’assemblée.
Une crise d’identité du prêtre
Le document présenté par Mgr Schotte comporte quatre chapitres, précédés
d’une introduction et suivis d’une brève conclusion. Le premier chapitre
évoque les "circonstances actuelles", et tout d’abord celles d’une société
qualifiée de "complexe". On y aborde des thèmes comme la religiosité, la
sécularisation, la famille et l’éducation. Le document relève que dans plusieurs pays l’Eglise a retrouvé l’an dernier la liberté d’exercer ses activités apostoliques et que "les rapports avec l’Islam demeurent délicats".
Le prêtre placé dans les "circonstances actuelles" traverse une "crise
d’identité, de fonction et d’insertion sociale", relève le document. Le
texte fait allusion à la baisse des effectifs qui commence à se faire sentir dans certains pays et au problème qui se pose quand le prêtre se confine dans des tâches cultuelles, négligeant ainsi l’évangélisation, jusqu’à
se considérer comme chargé uniquement de l’animation liturgique.
"L’identité et la mission du prêtre dans l’Eglise" fait l’objet du deuxième chapitre. On peut y lire que, "dans la vie du prêtre, la dimension
spirituelle a la priorité sur d’autres aspects, aussi essentiels et
importants qu’ils soient, comme par exemple l’apostolat". Le document met
l’accent sur l’importance du ministère de la réconciliation et demande au
prêtre de travailler "en étroite relation de communion et d’obéissance avec
l’évêque et dans le cadre du clergé diocésain".
Priorité à la formation spirituelle
Quant à la formation au sacerdoce, qui fait l’objet du troisième chapitre, le document indique qu’elle doit être adaptée aux nécessités
apostoliques des décennies à venir. Il fait observer que la formation est
un "processus permanent, qui dure toute la vie, qui ne se limite pas à la
préparation au ministère et ne se termine pas au moment de l’ordination".
Ce chapitre aborde différents sujets comme la pastorale des vocations et
le problème du discernement des candidats au sacerdoce. A ce propos, le document indique que "le nombre réduit de candidats ne doit pas porter à
abaisser le niveau des exigences". Il attire également l’attention sur les
risque de "déviation affective". Evoquant les différents aspects de la formation - formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale -, il
souligne que la formation spirituelle, "coeur de la formation des prêtres",
est "le principe intérieur d’unité". Cette formation, précise le document,
implique une "expérience approfondie de la prière".
Le quatrième et dernier chapitre est consacré à la formation permanente
des prêtres, qui est "le prolongement naturel de ce processus de structuration de la personnalité sacerdotale qui a commencé avec la formation reçue
en vue de l’ordination". comme dans le chapitre précédent, le document rappelle qu’elle "s’étend sur toute la vie", proposant d’approfondir les
aspects humain, spirituel, doctrinal et pastoral de la vocation au sacerdoce.
Le document de travail souligne encore la nécessité de l’étude et d’un
"aggiornamento" culturel, d’une "authentique activité pastorale, pour éviter aussi bien une démobilisation qu’un activisme tout aussi irresponsable". la réflexion sur la formation permanente ne doit pas non plus exclure
les prêtres qui ont abandonné le ministère, suggère le document. Enfin, il
faut recommander les formes de vie communautaire aux prêtres et souligner
l’utilité de la contribution des laïcs dans la formation des prêtres.
(apic/cip/cor)