Vatican : nouvel ambassadeur turc (130688)
Rome, 13juin(APIC/CIP) C’est un plaidoyer en faveur des minorités religieuses présentes en Turquie que le pape a adressé le 13 juin en recevant
le nouvel ambassadeur de ce pays près le Saint-Siège, Selcuk Korkud, venu
lui présenter ses lettres de créance.
Dans son adresse, le nouvel ambassadeur à assuré que la Turquie "suit
avec beaucoup d’intérêt la grande mission du pape pour la construction d’un
monde toujours meilleur" et que "les efforts que déploie son pays sur la
scène internationale vont dans le même sens". Il a évoqué aussi le séjour
de Jean XXIII en Turquie (comme visiteur apostolique à Ankara), ainsi que
les visites effectuées dans son pays par Paul VI, puis par Jean Paul II.
C’est le thème de la liberté religieuse qui a dominé le discours du pape. Il a constaté que "quarante ans après la délaration universelle des
Droits de l’Homme, des millions et des millions de personnes continuent de
subir, dans de nombreuses régions du monde, les conséquences de législations répressives, parfois des persécutions, et plus souvent encore de subtiles pratiques discrimnatoires".
Constatant que "cet état de choses fait peser une lourde hypothèque sur
la paix", le pape a évoqué très concrétement le sort de minorités chrétiennes de Turquie. "Les catholiques des différents rites sont heureux de vivre
sur votre terre, a-t-il dit, dans la mesure ou ils y sont en sécurité et
disposent de lieux et de locaux suffisants pour approfondir et célébrer la
foi qu’ils ont reçue et qu’ils ont le droit sacré de transmettre à leurs
enfants".
"Tout Etat, et plus encore lorsqu’il a pris l’initiative de nouer des
relations diplomatiques avec le siège apostolique de Rome, a poursuivi le
pape, se distingue hautement en adoptant une attitude claire d’équité à
l’égard des croyants qui ont opté légitimement pour une religion".
Agé de 57 ans, Selcuk Korkud a été précédemment ambassadeur en Algérie
de 1978 à 1982 et représentant premanent de la Turquie auprès du Conseil de
l’Europe de 1982 à 1984. Depuis 1984, il était dans son pays directeur
général du Département de la Sécurité internationale. (apic/cip/bd)