Rome, 25 septembre (APIC/CIP) Les nouvelles publiées dans la presse brésilienne selon lesquelles Mgr Pedro Casaldaliga, évêque de la prélature de
Sao Félix do Araguaia, aurait été sanctionné ou se serait vu imposer le silence, ont été démenties samedi 24 septembre par le Saint-Siège.
Chaque évêque est tenu d’effectuer tous les cinq ans la visite dite "ad
limina apostolorum". Nommé par Paul VI il y a dix-sept ans, Mgr Casaldaliga, 60 ans, un prélat d’origine catalane, est resté sourd aux invitations
du Saint-Siège jusqu’en juin dernier, date à laquelle il a effectué sa première visite quinquennale au siège de Pierre. Lors de cette première visite
"ad limina", précise un communiqué du Saint-Siège, le prélat brésilien
s’est vu rappeler quelques-uns des devoirs auxquels sont tenus les évêques,
en particulier celui d’être pleinement fidèle à l’ensei- gnement du magistère de l’Eglise et à ne pas s’immiscer dans les affaires d’autres Eglises particulières, en se rendant dans des diocèses d’autres pays sans en
avoir reçu la permission des évêques concernés.
Le communiqué du Saint-Siège fait allusion, d’une part, à la sympathie
de l’évêque brésilien pour la théologie de la libération - une question
qu’il a eu l’occasion de débattre avec le cardinal Ratzinger, d’autre part,
à trois séjours qu’il a effectué au Nicaragua, ou il a exprimé publiquement
sa solidarité avec la révolution sandiniste, sans considération pour le
conflit qui oppose l’Eglise de ce pays au gouvernement, ou siègent trois
prêtres ministres, contre la volonté du pape et de l’épiscopat local.
Mgr Casaldaliga a reçu une admnonestation formelle de la part du cardinal Ratzinger mais, précise le Saint-Siège, n’a fait l’objet d’aucune sanction. (apic/cip/bd)