Vatican : lors de l’audience générale hebdomadaire (040588)
Rome, 4mai(APIC/CIP) Lors de l’audience générale du mercredi 4 mai, à Rome, Jean Paul II a évoqué un nouvel aspect de la mission d’enseignement du
Christ, dont il a commencé par la parole prononcée devant Pilate : "Je suis
venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité" (Jn 18,37).
Même les adversaires de Jésus ont reconnu cet aspect essentiel de sa
mission, a souligné le pape. C’est en effet dans la bouche de ces adversaires qu’on peut lire cette parole : "Maître, nous le savons, tu es toujours
vrai, tu enseignes le vrai chemin de Dieu" (Mc 12,14). Les évangélistes
soulignent d’ailleurs que les auditeurs habituels du Christ "étaient vivement frappés par son enseignement, car il parlait avec autorité" (Lc 4,32).
Cette autorité de Jésus, a poursuivi le pape, est avant tout constituée
par la force de la vérité dont Dieu lui-même est la source. Jésus est donc
un maître qui affirme, tout au long de son enseignement, la souveraineté et
l’autorité de la vérité.
Jean Paul II s’est également référé au Sermon sur la montagne. L’évangéliste Matthieu y souligne en effet l’antithèse entre "Vous avez appris..."
et la parole pleine d’autorité de Jésus : "Moi, je vous dis...". C’est en
quelque sorte un écho, a remarqué le pape, du langage de la tradition
biblique, qui utilise souvent la formule : "Ainsi parle le Seigneur, le
Dieu d’Israël..."
Il ne fait donc aucun doute, a conclu le pape, que Jésus enseignait avec
une conscience très nette de sa mission, de la puisssance de la vérité qui
le soutenait et tenait sa source en Dieu lui-même. Jésus propose aux hommes
la sagesse éternelle de Dieu : "Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas" (Mc 13,31).
Qu’en est-il néanmoins de la liberté d’accueillir ou de refuser l’enseignement du Christ ? Pour répondre à cette question, Jean Paul II s’est
référé à la Déclaration du Concile Vatican II sur la liberté religieuse :
"Tous les hommes sont tenus de chercher la vérité, dit le Concile, surtout
en ce qui concerne Dieu et son Eglise (...) mais la vérité ne s’impose que
par la force de la vérité elle-même, qui pénètre l’esprit avec autant de
douceur que de puissance." (apic/cip/bd)