Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Vatican: lettre aux évêques "sur certains aspects (150692)

    de l’Eglise comprise comme communion

    Rome, 15juin(APIC) La Congrégation romaine pour la doctrine de la Foi a

    rendu publique lundi une "Lettre aux évêques de l’Eglise catholique sur

    certains aspects de l’Eglise comprise comme communion". Cette lettre permet

    en évidence l’importance doctrinale, pastorale et oecuménique de la communion écclésiale. Elle porte sur "certains éléments fondamentaux devant

    être pris comme points d’appui obligés, y compris dans le travail souhaité

    d’approfondissement théologique."

    Le document est bref (une vingtaine de pages pour cinq chapitres) mais

    très dense. Le premier chapitre présente la "communion" comme le "fruit de

    l’initiative divine réalisée dans le mystère pascal". Cette communion, dans

    laquelle chacun est inséré par la foi et le baptème, a sa racine et son

    centre dans l’Eucharistie.

    La lettre montre le rapport intime entre "la communion de chaque homme

    avec le Père, par le Christ, dans l’Esprit Saint, et avec les autres hommes, co-participants de la nature divine, dans la passion du Christ, dans

    la même foi, dans le même esprit, et la communion visible dans la doctrine

    des Apôtres, dans les sacrements et dans l’ordre hiérarchique. C’est ce

    rapport qui constitue l’Eglise comme "sacrement "de salut.

    Communion d’Eglises

    Le deuxième chapitre applique le concept de communion à l’union entre

    les Eglises particulières et l’Eglise universelle, qui est "le Corps des

    Eglises".

    Le document dénonce l’erreur qui consiste à affirmer que toute Eglise

    particulière est un sujet en lui-même complet et que l’Eglise universelle

    est le résultat de la reconnaissance réciproque des Eglises particulières.

    Cela appauvrit non seulement le concept d’Eglise universelle, mais aussi

    celui d’"Eglise particulière", précise la lettre. Cela dénote "une compréhention insuffisante du concept de communion. Comme l’histoire elle-même le

    démontre, quand une Eglise particulière a cherché à obtenir son autonomie

    en affaiblissant sa communion réelle avec l’Eglise universelle et son centre vital et visible, son unité interne s’est brisée. Elle s’est vue en outre menacée de perdre sa liberté face à de multiples formes d’asservissement et d’exploitation.

    L’Eglise universelle n’est ni la somme des Eglises particulières, ni une

    fédération de celles-ci. Elle n’est pas le résultat de leur communion, mais

    une réalité qui leur est préalable "ontologiquement" (elle précède la création) et "chronologiquement" (le jour de la Pentecôte, moment à partir duquel l’Eglise parle toutes les langues).

    L’Eglise une et indivisible

    La communion entre les Eglises particulières dans l’Eglise universelle,

    plonge ses racines dans l’eucharistie et dans l’épiscopat. Le troisième

    chapitre dénonce des conceptions erronées: "On affirme que là où on célèbre

    l’Eucharistie, deviendrait présente la totalité du mystère de l’Eglise, à

    tel point qu’il faudrait considérer comme non-essentiel tout autre principe

    d’unité et d’universalité.

    Certains vont plus loin, pour qui "il revient au même de se réunir au

    nom de Jésus et de créer l’Eglise: l’assemblée qui devient communauté au

    nom du Christ porterait en elle les pouvoirs de l’Eglise, y compris celui

    qui est relatif à l’Eucharistie". L’Eglise naitrait ainsi "de la base". Or

    "c’est précisément l’Eucharistie qui rend impossible toute autonomie de

    l’Eglise particulière. En effet l’unité et l’indivisibilité du Corps eucharistique du Seigneur implique l’unicité de son Corps mystique, qui est

    l’Eglise une et indivisible. C’est à partir de son centre eucharistique que

    se fait l’ouverture nécessaire de toute communauté célébrante, de toute

    Eglise particulière."

    Le primat de l’évêque de Rome

    l’unité de l’Eglise est aussi enracinée dans l’unicité de l’épiscopat:

    de la même façon que l’idée de Corps des Eglises réclame l’existence d’une

    Eglise Tête des Eglises (l’Eglise de Rome) "l’unité de l’épiscopat comporte

    l’existence d’un évêque tête du Corps ou Collège des évêques, qui est le

    pontife romain."

    L’évêque est principe et fondement visible de l’unité de l’Eglise particulière. Mais pour que chaque Eglise particulière soit vraiment l’Eglise,

    l’autorité suprême de l’Eglise, c’est à dire le collège épiscopal avec le

    Pontife romain, son chef, et jamais en dehors de ce chef, doit être présente en elle comme élément propre. Le primat de l’Evêque de Rome et le Collège épiscopal sont des éléments propres à l’Eglise universelle, non pas dérivés de la particularité des Eglises, bien qu’intérieurs à toute Eglise

    particulière".

    Service apostolique universel

    Le quatrième chapitre traite de l’unité et de la diversité dans la

    communion ecclésiale. En effet, l’universalité de l’Eglise entraîne à la

    fois "la plus solides des unités" et "une pluralité et une diversité, qui

    ne sont pas un obstacle pour l’unité, mais lui confèrent au contraire son

    caractère de communion".

    Cette pluralité se réfère soit à la diversité des ministères, des charismes, des formes de vie et d’apostolat à l’intérieur de chaque Eglise

    particulière, soit la diversité des traditions liturgiques et culturelles

    entre les différentes Eglises particulières. Le document précise à ce sujet

    que "la promotion d’une unité qui ne soit pas un obstacle à la diversité,

    tout comme la reconnaissance et la promotion d’une diversité qui ne soit

    pas obstacle à l’unité, mais l’enrichisse, constituent une responsabilité

    primordiale du Souverain Pontife pour toute l’Eglise, et restant sauf le

    droit général de l’Eglise, de tout évêque pour l’Eglise particulière confiée à son ministère pastoral".

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus