Rome, 7février(APIC/CIP) Jean Paul II a reçu le vendredi 5 février, le
président égyptien Mohamed Hosni Moubarak, accompagné de sa femme et de sa
suite.
Dans un commentaire verbal, Joaquin Navarro Valls, directeur de la salle
de presse du Saint-Siège, a précisé que cette audience rentrait dans le
cadre des "relations cordiales bilatérales" entre l’Egypte et le Vatican et
reflétait "la considération entre les autorités de la République égyptienne
et la communauté catholique du pays".
Les fidèles catholiques d’Egypte appartiennent à divers rites. Ils sont
peu nombreux, mais leur engagement dans les domaines de l’éducation et de
l’aide sociale est apprecié.
Selon M. Navarro Valls, le président égyptien et le pape ont exprimé
leur vif espoir qu’on en arrive à "une solution pacifique et équitable des
problèmes urgents du Moyen-Orient".
Le porte-parole du Saint-Siège a rappelé "l’engagement particulier et
bien connu du président Moubarak dans le cadre des diverses tentatives en
cours en vue d’un réglement du conflit arabo-israélien et d’une solution
juste du problème palestinien".
Le Saint-Siège a poursuivi M. Navarro Valls, "ne peut qu’exprimer son
vif espoir et son appréciation pour tous les efforts qui, comme celui du
président Moubarak, sont inspirés par la sensibilité humaine, le sens des
responsabilités et le désir de la paix".
Le porte-parole du Saint-Siège a encore rappelé que le pape avait insisté a plusieurs reprises sur "l’exigence de justice qui est connexe au
drame du peuple palestinien" et sur "le devoir moral de mettre fin à ce
drame sans que cela porte préjudice à l’existence d’Israël et à la sécurité
de tous les Etats de la région".
M. Navarro Valls a encore fait état des préoccupations du pape vis-à-vis
de "la situation dramatique du Liban", qui retient également l’attention du
président Moubarak.
Enfin, après avoir rappelé que pour le Saint-Siège "la convivance dans
la paix entre tous les peuples du Moyen-Orient exige un réglement urgent du
conflit entre l’Iran et l’Irak", le directeur de la salle de presse du
Saint-Siège a souligné qu’il convenait de maintenir à Jérusalem sa situation de "carrefour désiré de paix pour les peuples du Moyen-Orient", ville
sacrée et patrimoine spirituel de tous les croyants, juifs, chrétiens et
musulmans. (apic/cip/bd)