Rome, 3 mars (APIC/CIP) "L’un des messages les plus significatifs de tous
les temps a été donné à Marie par l’ange Gabriel, "le patron des communicateurs", quand il lui annonça que Dieu l’avait choisie comme mère de son
Fils", a déclaré Jean Paul II en reçevant jeudi les participants de l’assemblée plénière de la Commission pontificale pour les Moyens de Communication sociale.
En saluant Marie "pleine de grâces", a dit le pape, l’ange a reconnu la
dignité unique de Marie. Néanmoins, si la Vierge a été conçue sans péché,
a-t-il ajouté, "chaque personne naît enfant de Dieu, avec une dignité et un
destin particuliers", et le travail des communicateurs "doit inlassablement
proclamer et défendre cette dignité de chaque personne en tant qu’enfant de
Dieu destiné à la vie éternelle".
Jean Paul II a ici invité ceux qui travaillent dans les communications
sociales à défendre les Droits à la vie, de la conception à la mort naturelle, à un logement décent, à l’éducation, à un travail digne auquel corresponde un salaire juste, à pratiquer et à professer ouvertement sa foi.
Il a mis l’accent sur le sens du sacrifice, en évoquant les martyres de
Pierre et de Paul, "modèles de ceux qui, au cours des siècles, ont fait le
sacrifice de leur vie en témoignage de leur foi", comme le prêtre et journaliste néerlandais Titus Brandsma.
Comment les journalistes catholiques peuvent-ils suivre l’exemple de Marie, des apôtres et des martyrs dans le témoignage de leur foi? "Le communicateur, a indiqué le pape, doit être d’abord un exemple d’intégrité personnelle et de compétence professionnelle." Il doit aussi ne pas craindre
de "présenter et défendre la vérité, fut-elle impopulaire". Et le pape de
citer un exemple: le "terrible scandale, Dans un monde qui se dit civilisé", des enfants tués avant la naissance, "un scandale qui peut facilement rester ignoré si les gens des médias ne révèlent pas cette tragédie
continuelle". De même, il y a la mort et la souffrance de tant d’innocents,
dues à la violence, à la faim et à la maladie. Il y a les droits fondamentaux, y compris le droit à la liberté religieuse.
Dans son discours, le pape a invité les catholiques qui travaillent dans
les médias à "livrer le bon message", savoir ce que vivent des millions de
personnes à travers le monde en aidant les malades, les pauvres, les handicapés... "Il y a tant de choses à dire, a-t-il souligné, comme il y a tant
besoin d’exemples d’héroïsme et d’espoir."
Evoquant enfin le 25ème anniversaire du document consacré par Vatican II
aux communications sociales ("Inter mirifica"), Jean Paul II a rappelé
l’énorme pouvoir des médias et invité ceux qui s’y consacrent à faire en
sorte que les médias soient toujours des instruments au service de la
vérité, de la justice et du bien-être moral". (apic/cip/bd)