Vatican : le pape reçoit les évêques d’Allemagne du Sud (170188)
Rome, 17janvier(APIC/CIP) Les évêques de la République fédérale allemande sont actuellement à Rome pour leur visite quinquennale ("Ad limina"). Le
pape Jean Paul II a reçu samedi un premier groupe d’évêques allemands, venant de l’Allemagne du Sud, conduit par le cardinal Friedrich Wetter, archevêque de Munich et de Freising. Le pape a rappelé le devoir des évêques
de veiller sur les Facultés de théologie afin que "le dépôt de la foi soit
bien conservé" et a rappelé que les théologiens moralistes devaient "toujours suivre les sources authentiques de la foi selon l’enseignement de
l’Eglise" en mentionnant notamment l’encyclique "Humanae Vitae".
Le cardinal Wetter a d’abord souligné que ces visites "Ad limina" ont
pour but de confirmer la "communio" de l’épiscopat avec le pape. Il a ensuite évoqué les principaux événements ecclésiaux du dernier quinquennat et
surtout la visite de Jean Paul II en Allemagne l’an dernier, visite qu’il a
qualifiée d’ "historique", surtout en raison de la béatification du Père
Rupert Mayer et d’Edith Stein. L’archevêque de Munich, soulignant les influences négatives du matérialisme, a assuré le pape que beaucoup de fidèles savent affronter les défis de notre temps, approfondir leur foi et
suivre la volonté de Dieu malgré les difficultés quotidiennes.
Dans son discours, le pape a affirmé que la visite des évêques de l’Allemagne du Sud - outre le fait d’être le témoignage d’une profonde unité
avec l’Eglise - restitue sa seconde visite faite en Allemagne durant les
mois d’avril/mai 1987. Le pape a ensuite remercié les évêques pour les
initiatives et les institutions qui sont actives en Allemagne dans le
domaine de la pastorale. Il a recommandé aux évêques de veiller afin que
ces multiples services soient toujours orientés vers le centre de la foi.
Le pape a alors parlé du sécularisme, qui est visible notamment dans la
diminution de la présence à la messe dominicale. Il a dit que l’Eglise en
Allemagne a beaucoup de mérites, spécialement avec son initiative de nouveau catéchisme pour les adultes et le catéchisme dans les paroisses. Mais
le pape a exhorté les évêques à se préoccuper de l’heure de la religion, de
la préparation des prêtres et des laïcs actifs dans l’école. Les évêques
ont la responsabilité, a-t-il souligné, de veiller sur les Facultés de
théologie, "afin que le dépôt de la foi soit bien conservé et ne se vide
pas de son contenu".
Dans la seconde partie de son discours, le pape a parlé de la morale.
"On entend qu’elle court beaucoup de dangers et que les valeurs fondamentales sont en crise", a-t-il dit, et de relever que les évêques devraient
mettre tous leurs efforts pour la sauvegarde des valeurs morales authentiques et veiller afin que dans l’Eglise l’on ne diffuse pas des normes de
comportement qui débouchent sur les plus bas instincts, mais qui trahissent
la liberté chrétienne. "Renoncement, patience, fermeté ne doivent pas devenir des paroles rares, spécialement dans le domaine de la sexualité", a encore relevé le pape en soulignant la responsabilité des théologiens moralistes "qui doivent toujours suivre les sources authentiques de la foi selon l’enseignement de l’Eglise". Le pape a alors fait référence à la
doctrine exprimée dans les documents pontificaux "Humanae Vitae" et "Familiaris Consortio". (apic/jt/be)