Vatican, 15novembre(APIC/CIP) C’est par un discours du pape que s’est
conclu jeudi soir à Rome le deuxieme colloque international promu par la
Commission pontificale pour la pastorale des travailleurs de la santé. A la
rencontre, qui a duré trois jours, ont pris part, sur le thème de l’humanisation de la médecine, quelque trois cents scientifiques, chercheurs et
travailleurs de la santé provenant d’une vingtaine de pays.
Dans son discours, le pape a rappelé que ’’la vie est un don de Dieu et
que l’homme n’en est pas le seigneur, mais l’administrateur responsable.
C’est la raison pour laquelle l’homme, dans toutes les expressions de sa
vie, appartient à Dieu, devant lequel il doit répondre de l’usage qu’il
fait de ce grand don’’. C’est cette responsabilité, a ajouté Jean Paul II,
qui confère à la médecine toute sa noblesse. ’’La médecine, a-t-il
expliqué, est au service de l’homme, de tout l’homme, de chaque homme.’’
Abordant le thème du colloque, celui de l’humanisation de la médecine,
le pape a indiqué que la science et la technique ne peuvent à elles seules
déterminer le sens de l’existence et du progrès humain : elles trouvent
dans la personne et dans ses valeurs morales l’indication de leur finalité
et la conscience de leurs limites. C’est en se référant à une vision anthropologique adéquate, a ajouté le pape, que la science pourra engendrer
des progrès authentiques.
Pour Jean Paul II, le progrès ne coïncide pas toujours avec le bien
authentique de l’homme : tout ce qui est techniquement possible n’est pas
pour autant acceptable du point de vue moral et ethique. Le pape a fait
allusion à ce sujet à l’expérimentation, aux solutions envisagées en cas de
maladies irréversibles et au rapport population-ressources, ou le progrès
de la science a favorisé des solutions qui offensent la dignité de la vie
et de la personne humaines. Pour faire face à ce danger, ’’il est indispensable, a dit le pape, de disposer de références anthropologiques adéquates,
à l’elaboration desquelles peuvent contribuer le dialogue
interdisciplinaire et en particulier la réflexion sur les données de la
révélation chrétienne’’. Selon celle-ci, chaque homme est un frère, et le
service à la vie se fonde sur le commandement universel de l’amour, lequel
puise ses racines dans la loi naturelle de la solidarité humaine, et sa
vitalite dans l’amour même, qui est Dieu.
Après avoir souligné que l’Eglise est proche des laïcs qui se consacrent
à une plus grande humanisation de la médecine, Jean Paul II a conclu :
’’humaniser la médecine, c’est accepter le défi d’une situation dans laquelle des populations entières souffrent de maux que la médecine ou que la
science peut affronter; elle doit se dépenser généreusement pour construire
un monde dans lequel chaque être humain dispose des moyens nécessaires à la
pleine valorisation de ce don fondamental qu’est la vie. (apic/cip/cor)