Vatican : le pape fait le bilan de sa visite en France (121088)
Rome, 12 octobre (APIC/CIP) C’est à un bilan de sa visite de quatre jours
en Alsace et en Lorraine, achevée la veille, que Jean Paul II a consacré
l’audience générale de ce mercredi 12 octobre.
Parcourant les étapes de son voyage, le pape a indiqué la "caractéristique commune" des différentes rencontres qu’il a eues à
Strasbourg, Metz, Nancy et Mulhouse : "L’annonce de la Parole de Dieu et du
message chrétien". "J’ai souligné, a-t-il précisé, la nécessité d’une
formation culturelle et spirituelle plus profonde, pour faire face à la
mentalité que représente la mentalité agnostique et permissive
d’aujourd’hui".
A propos de sa visite aux institutions européennes à Strasbourg, Jean
Paul II, après avoir évoqué celles faites précédemment aux institutions qui
ont leur siège à Luxembourg et à Bruxelles, en mai 1985, a souligné la
nécessité pour l’Europe de retrouver non seulement une cohésion économique
et politique, mais "aussi et surtout une unité spirituelle et morale".
C’est "un cri d’alarme" que le pape a lancé lors de ses visites aux
institutions de Strasbourg, afin que soient préservées "quelques valeurs
humaines aujourd’hui gravement menacées". Il a fait ici allusion aux
menaces que font peser sur la famille "des conceptions qui dévalorisent
l’amour", aux "manipulations abusives" qui ne respectent pas les processus
génétiques, à la défense de la vie humaine face à l’avortement et à
l’euthanasie, à la question écologique et, enfin, au problème d’une bonne
éducation des jeunes et de leur intégration dans le circuit du travail,
"cela dans un contexte social particulièrement difficile".
Jean Paul II a rappelé son appel lancé à l’Europe, afin qu’elle coopère
plus efficacement avec les autres nations, en particulier avec les pays de
l’est du continent. "Je me suis fait l’interprète, a-t-il indiqué, du désir
de millions d’hommes et de femmes qui se savent liés par une histoire
commune et qui fondent leur espoir dans un destin d’unité et de solidarité
à la mesure de ce continent."
Jean Paul II a déclaré avoir également réaffirmé l’intérêt et l’appui de
l’Eglise pour l’intégration européenne car, à ses yeux, "le christianisme
est l’héritage de tous les peuples" (du continent).
Le pape a conclu par une remarque d’ordre plus général : sa visite lui a
permis de comprendre davantage encore la nécessité de souligner, comme il
n’a d’ailleurs pas manqué de le faire, l’urgence d’une "seconde
évangélisation" de l’Europe. La nécessité, a-t-il précisé, de "réagir avec
courage et détermination à la déchristianisation et de reconstruire les
consciences à la lumiàre de l’Evangile du Christ, coeur de la civilisation
européenne". (apic/cip/bd)