Rome, 3octobre(APIC/CIP) "Là où la liberté religieuse est niée ou limitée, c’est la dignité humaine elle-même qui est violée, et le progrès authentique vers un ordre social, caractérisé par la justice et la paix, sérieusement compromis", a déclaré Jean Paul II en recevant le nouvel ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, Thomas Patrick Melady, 62 ans,
venu lui présenter ses lettres de créance.
Passant en revue quelques grands thèmes d’actualité, le pape a plaidé en
faveur du système démocratique, qui permet le développement intégral de
l’individu et des peuples. Ce n’est que là où la liberté est respectée,
a-t-il dit, que peut être instauré un ordre social répondant aux besoins et
aux aspirations de l’homme contemporain.
Après avoir rappelé que la liberté implique la responsabilité morale,
Jean Paul II a évoqué "des événements dramatiques" qui, ces derniers mois,
ont attiré l’attention du monde sur l’aspiration de peuples entiers à la
liberté et à l’autodétermination.
A propos du fléau de la drogue, qui "plane comme un nuage noir au-dessus
de nations entières", la pape a rappelé qu’il est "l’une des plus sérieuses
menaces pour la liberté à notre époque". Sur la question libanaise, il a
exprimé l’espoir que les efforts consentis actuellement contribueront à
renforcer l’unité du peuple libanais et à restaurer un Etat libre et
souverain.
Jean Paul II a encore indiqué que la situation mondiale présente
actuellement divers signes d’espoir, mais "dont un grand nombre se révèlent
déjà fragiles". Il a enfin demandé aux Etats-Unis de rester toujours
sensibles à la dimension spirituelle de l’activité humaine. (apic/jt/bd)