Rome, 20 mars (APIC/CIP) Jean Paul II a reçu samedi 19 mars, à l’occasion
de la saint Joseph, des représentants de l’ATAC, la Société des Transports
Interurbains de la ville de Rome.
Face au Mystère de l’Incarnation, a dit Jean Paul II, personne n’a autant participé à la foi de Marie que Joseph. Ceci est déterminant pour
montrer sa grandeur spirituelle face à Dieu et aux hommes. ’’L’homme, auquel Dieu Lui-même a donné tant de confiance, mérite une grande confiance
de la part des hommes, a dit le pape. Et Joseph a bénéficié de cette confiance. Jean Paul II a alors signalé deux domaines des réalités humaines
que l’Eglise aime considérer en se référant au témoignage de Joseph : la
famille et le travail, deux domaines ’’vastes et fondamentaux pour toute
l’existence humaine’’. Dans la famille et dans le travail, a poursuivi Jean
Paul II, les hommes doivent en fait vivre l’un à côté de l’autre, sans
s’ignorer, mais en cherchant constamment les voies d’une collaboration sincère et d’un service réciproque et de solidarité.’’
Le pape a encouragé les travailleurs à dépasser les tentations d’indifférence réciproque, d’oppposition systématique et de peur générale, qui
très souvent ont une influence sur le milieu du travail et tendent à rendre
celui-ci hostile. Jean Paul II s’est référé à sa dernière encyclique pour
mettre en valeur la solidarité.
Celle-ci ’’ne peut se réduire à une attitude vague de participation émotionnelle ou à une parole sans résonnance pratique. La solidarité exige un
engagement moral actif, une détermination ferme et persévérante à se
dévouer au bien commun... nous sommes tous responsables de tous... le principe de solidarité demande donc à être appliqué dans divers domaines dans
lesquels l’homme est appelé à agir, à partir des problèmes sociaux qui le
concernent le plus directement : la famille, le milieu de travail, la communauté civile, la communauté religieuse.’’
Revenant à l’exemple de la famille de Nazareth, le pape a montré que Marie et Joseph, dans leur dévouement à Dieu, trouvèrent une motivation quotidienne pour une solidarité réciproque qu’aucune difficulté n’a pu rompre,
une solidarité vécue dans le travail quotidien, a ajouté Jean Paul II.
’’Affrontez donc le travail, a-t-il dit, avec la conscience de collaborer
aussi de cette manière au plan universel du Salut.’’ (apic/cip/cor)