Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Vatican: le pape a reçu à sa table 134 pauvres (040188)

    Rome, 4janvier(APIC/CIP) Jean Paul II a renoué avec la pratique de Saint

    Grégoire le Grand, en recevant à sa table 134 pauvres auxquels il a offert

    un dîner, le dimanche 3 janvier au soir.

    Tout faisait penser à la figure de Saint Grégoire le Grand qui fut pape

    de 590 à 604. Dans son monastère d’origine, Grégoire avait fait construire

    une salle ou il accueillait chaque jour une douzaine de pauvres, à qui il

    servait personnellement le repas. Or, raconte la tradition, un jour se

    présenta un treizième pauvre qui se révèla être Jésus-Christ lui-même. Une

    autre fois, pendant son pontificat, Grégoire le Grand, ayant appris qu’un

    pauvre était mort de faim, il décida de ne pas célébrer l’eucharistie ce

    jour-là: c’était pour lui un nouveau Vendredi Saint, comme si le Christ, à

    travers ce pauvre, avait été mis à mort une seconde fois.

    Avant d’entamer le repas, le pape s’est entretenu avec ses hôtes. Il a

    écouté deux pauvres d’origine napolitaine qui lui ont exposé différents

    problèmes de leur ville. Un vieillard a demandé au pape: "Quand tombera le

    rideau de fer?" puis un graphologue a proposé à Jean Paul II d’étudier son

    écriture. Un couple zaïrois, tous deux physiothérapeutes et aveugles, une

    femme soudanaise, un Algérien, un Tunisien, un Marocain, des mendiants dormant à même la rue ou des sans-abri tirés d’un chemin de fer ou ils ont

    trouvé un logement momentané: tous ont été écoutés attentivement par le pape.

    Pour le repas, Jean Paul II a pris place entre Giorgio, un étudiant en

    théologie de 26 ans qui se trouve sans logement et Anselmo, 47 ans et son

    fils Daniele, 7 ans. Anselmo a donné un petit cadeau au pape: le journal de

    sa femme qui l’a abandonné. Le pape a parlé avec ses convives: "Le chômage

    est le problème le plus grave de notre temps. La société se doit de faire

    face à ce problème. L’Eglise doit aussi prendre des initiatives. Quant à

    moi, je n’ai pas de réponse ou de solution...mais nous tenterons de faire

    de notre mieux." "Vous vous trouvez, dit encore le pape à ses hôtes, dans

    la même pauvreté que celle du Christ à sa naissance. Je vous souhaite la

    force qui vient de la foi."

    Le dîner avait été organisé par le Cercle Saint-Pierre, une association

    fondée en 1869 pour offrir aux pauvres, une formation religieuse et une aide matérielle. Aujourd’hui cette association leur vient en aide notamment

    en mettant à leur disposition des asiles pour la nuit, des maisons d’accueil, et en leur distribuant des repas.

    J’espère que nous nous reverrons bientôt, a dit le pape en prenant congé

    de ses hôtes. J’ai beaucoup de choses à faire. Mais je pense qu’un jour, le

    Seigneur me demandera, non pas si j’ai reçu tel ou tel ministre, tel cardinal ou tel ambassadeur, mais si j’ai rencontré des pauvres et si j’ai parlé

    avec eux." A chacun de ses hôtes, Jean Paul II a remis un exemplaire de

    l’Evangile de Saint Marc et un chapelet. (apic/cip/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus