Vatican: Jean Paul II exhorte les évêques du Kenya (210288)
Rome, 21février(APIC/CIP) C’est l’importance d’une formation sérieuse du
clergé et des laïcs que Jean Paul II a soulignée devant les évêques du Kenya, qu’il a reçus en audience samedi 19 février au terme de leur visite ad
limina.
Après avoir évoqué ses visites au Kenya en 1980 et en 1985, cette dernière fois dans le cadre du 43e Congrès eucharistique international de Nairobi, le pape a mis l’accent sur quelques tâches spécifiques liées au ministère des évêques, en vue du centenaire de l’Evangélisation du pays
(1989).
Relevant le grand nombre de vocations au sein de l’Eglise kenyane, le
pape a insisté auprès des évêques pour qu’ils veillent à la sélection et la
formation des futurs prêtres et religieux, dont dépend pour une bonne part
l’avenir de l’Eglise au Kenya. Les séminaires, a-t-il dit, doivent assurer
une solide formation spirituelle, intellectuelle et humaine. Malgré les besoins urgents d’un diocèse, certaines normes doivent être fermement
respectées au moment de la sélection des candidats.
Le pape a aussi demandé aux évêques d’établir avec les prêtres et les
religieux des relations d’amitié et de confiance. Il a montré aussi qu’une
responsabilité particulière incombe aux prêtres et aux religieux, qui est
d’ "incarner" l’Evangile dans la culture du peuple qu’ils sont appelés à
servir. "La Parole de Dieu, a-t-il ajouté, est destinée à toutes les cultures, et il s’agit de traduire ce trésor de foi dans toute son originalité,
et aussi sans trahison, et dans la légitime variété d’expressions qui existent dans les différents peuples." Jean Paul II a observé encore qu’inculturation ne signifie pas "simple assimilation des coutumes et expressions
locales dans la vie de l’Eglise", mais se réalise avant tout, grâce à la
force de l’Evangile, dans "la transformation, la purification et l’élévation du génie et des valeurs propres à chaque culture".
Après avoir insisté sur le rôle important des catéchistes et enseignants
catholiques, en référence à la sécularisation, à la défense de la famille
chrétienne et à la dignité de l’homme, le pape a dit son souhait d’une collaboration entre le clergé et les laïcs. Ceux-ci, a-t-il dit, doivent avoir
leurs organisations spécifiques et être préparés eux aussi à assumer leur
rôle dans l’Eglise. Les évêques doivent donc veiller également à la formation de leaders catholiques qui soient capables d’assumer des responsabilités dans la vie culturelle et publique du pays.
Jean Paul II s’est réjoui enfin de l’essor de l’Eglise au Kenya, concrétisée par la création de quatre nouveaux diocèses au cours des quatre
dernières années, ainsi que du souci de cette Eglise d’une présence catholique dans le domaine des moyens de communication sociale. (apic/cip/bd)