Rome, 9septembre(APIC/CIP) "Jean Paul II aux frontières de l’apartheid",
"Le pape évite l’Afrique du Sud"...: au moment d’évoquer le 39ème voyage de
Jean Paul II, qui le conduira dans cinq pays d’Afrique australe du 10 au 19
septembre, la plupart des médias insistent sur le fait que le pape ne se
rendra pas au pays de l’apartheid.
La salle de presse du Saint-Siège a publié vendredi 9 septembre un communiqué qui met en garde contre des interprétations trop hatives, il explique que "le Saint-Père, dans sa sollicitude de pasteur suprême de l’Eglise,
aurait accepté bien volontiers d’inclure également dans sa visite pastorale
les communautés catholiques d’autres nations de l’Afrique australe", s’il
ne l’a pas fait, poursuit le communiqué, c’est parce que "le programme
chargé, préparé depuis déjà un certain temps, ne l’a pas permis".
Le communiqué précise que "Sa Sainteté espère pouvoir rencontrer également, à l’occasion d’un prochain voyage dans cette région de l’Afrique, les
fidèles de la République d’Afrique du Sud et, pour autant que cela soit
possible, pour une visite prolongée et complète, pour connaître de plus
près la réalité vaste et multiforme de leur Eglise".
De cette manière, poursuit le communiqué, "le Saint-Siège entend
répondre favorablement à l’invitation fraternelle que les évêques d’Afrique
du Sud, interprétant les désirs de toute la communauré catholique, lui ont
adressée dès 1982. De même, les autorités civiles de ce pays ont déjà fait
connaître leur disponibilité pour accueillir le pape".
Le communiqué se termine par une allusion au problème de l’apartheid:
"comme on le sait, les conditions de cette nation sont cependant caractérisées par de délicats problèmes de convivances entre divers groupes ethniques, qui suscitent l’inquiétude et de graves préoccupations...Une visite
du pape pourrait pourtant favoriser une évolution positive de cette situation (...) En apportant aussi, parmi ses fruits abondants, un encouragement
au travail de ceux - en particulier les catholiques - qui oeuvrent avec
générosité et bonne volonté à la recherche de solutions justes et pacifiques pour la vie de la société sud-africaine tout entière". (apic/cip/pr)