Vatican : fin de la visite de Dimitrios Ier (071287)
Vatican, 7décembre(APIC/CIP) Jean Paul II et le patriarche oecuménique de
Constantinople Dimitrios Ier, en visite au Vatican du 4 au 7 décembre ont
signé lundi au Vatican une déclaration commune dans laquelle ils soulignent
la fraternité existant entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe.
Ce document, qui conclut la visite de cinq jours au Vatican de Dimitrios
Ier, a été lu en français et en grec par le Père Pierre Duprey, secrétaire
du Secrétariat pour l’Unité des chrétiens, et par le métropolite de l’Eglise orthodoxe de Rome, Mgr Spiridion.
Dans cette déclaration, le pape et le patriarche oecuménique définissent
leur rencontre comme "un signe de la fraternité existant entre l’Eglise
catholique et l’Eglise orthodoxe". Ils expriment leur joie "en constatant
les premiers résultats et le déroulement positif du dialogue théologique
annoncé lors de la rencontre au Phanar (ndlr : visite de Jean Paul II), le
30 novembre 1979".
"Les documents acceptés par la commission mixte, ajoute la déclaration,
constituent des points de référence importants pour la continuation du dialogue. Ils cherchent à exprimer ce que l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe peuvent déjà professer ensemble comme foi commune sur le mystère de
l’Eglise et le lien entre la foi et les sacrements."
Le pape et le patriarche oecuménique souhaitent que "les progrès du dialogue fassent croître catholiques et orthodoxes dans une meilleure connaissance réciproque et une plus grande charité", et attendent "le jour voulu
par Dieu ou sera célébrée l’unité retrouvée dans la foi et ou sera rétablie
la pleine communion par une concélébration de l’eucharistie du Seigneur".
Après avoir renouvelé devant Dieu leur "engagement commun de promouvoir
de toutes les manières possibles le dialogue de la charité", Jean Paul II
et Dimitrios Ier ont exprimé leur intention de vouloir, "tant au niveau
mondial qu’aux niveaux régional et local", et avec "tous ceux qui, dans les
autres religions, cherchent Dieu", collaborer au bien de l’humanité. Ils
entendent défendre la dignité de l’homme partout ou elle est mise en question de multiples manières et, entre autres, par la misère, la limitation
de la liberté, la drogue, la prostitution, les idéologies racistes.
Une fois signée la déclaration, le pape et le patriarche se sont levés
et se sont embrassés en se donnant, comme le veut la tradition orientale,
une triple accolade. En prenant congé, le patriarche a remercié le pape
pour l’hospitalité qui lui a été donnée. De son côté, le pape a dit sa volonté d’être "pèlerin en prière et en esprit" chez le patriarche et de
répéter, au moins intentionnellement, l’accolade de paix échangée à plusieurs reprises au cours de ces derniers jours.
De Rome, le patriarche oecuménique de Constantinople est parti pour
Londres ou il aura une rencontre avec le Dr. Robert Runcie, archevêque de
Cantorbery et président de la communion anglicane, et ou il sera reçu par
la reine Elisabeth II d’Angleterre. (apic/jt/be)